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Les pères ébranlés par la pandémie

La croisée, ICI Première.
Rattrapage du lundi 18 octobre 2021

Les pères ébranlés par la pandémie

Les pères ébranlés par la pandémie

Père afro-américain ayant des problèmes avec une fille préscolaire coquine et bruyante. Elle saute sur un canapé et exige de l'attention. Le père fatigué se touche les temples.
Beaucoup de pères ont vécu des moments de stress important durant la pandémie. PHOTO : getty images/istockphoto / fizkes
La croisée, ICI Première.
La croiséePublié le 19 octobre 2021

Les pères ont été davantage touchés par la pandémie que les hommes sans enfants, selon les données d'un sondage effectué au Québec durant la deuxième vague de la pandémie.

Jacques Roy, sociologue chercheur au Pôle d'expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes, et professeur associé à l'Unité d'enseignement en travail social à l'Université du Québec à Chicoutimi, croit que les réalités des pères un peu partout au pays sont semblables.

Il remarque que les hommes sondés ont été nombreux à rapporter plusieurs facteurs de stress comme la difficulté de concilier le travail et la famille, des pressions économiques et des tensions accrues dans le couple.

Cette situation a fait augmenter l'anxiété, l'irritabilité et a créé un climat d'insécurité généralisé chez de nombreux pères, constate-t-il.

Il souligne que les jeunes pères sont particulièrement touchés puisqu'ils en sont souvent au début de leur vie de couple, vivent souvent une précarité d'emploi et sont toujours en apprentissage de leur rôle de père.

Jacques Roy affirme que les jeunes hommes ont par contre une plus grande facilité que leurs pères et leurs grands-pères à exprimer leurs émotions, ce qui les aide à faire face aux difficultés.

Toutefois, des progrès restent à faire dans le domaine et surtout, cette plus grande capacité à s'exprimer auprès des proches ne se traduit pas par un plus grand recours aux services d'aide.

Il conseille aux pères qui vivent des moments pénibles d'en discuter avec leur partenaire de vie, leurs amis, leurs familles et de ne pas se gêner pour utiliser les services d'aide offerts aux parents dans leur région.

Aller chercher de l'aide a non seulement un effet bénéfique sur eux, mais également sur leur partenaire et leurs enfants, souligne Jacques Roy.

La firme SOM a mené un sondage pour le compte du Pôle d’expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes (PERSBEH) et du Regroupement provincial en santé et bien-être des hommes (RPSBEH). Le sondage a été effectué du 13 au 31 janvier 2021 et a enquêté auprès d’un échantillon aléatoire de 2740 hommes québécois de 18 ans et plus, dont 622 étaient des pères. Les participants provenaient du panel probabiliste Or de SOM, un panel en ligne et de deux panels externes.