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La perception du bilinguisme au Canada

La croisée, ICI Première.
Rattrapage du mardi 12 octobre 2021

La perception du bilinguisme au Canada

Les Canadiens semblent toujours divisés concernant le bilinguisme au pays

Gros plan sur une pancarte de signalisation bilingue devant le parlement canadien, à Ottawa.
Le nombre de Canadiens bilingues varie beaucoup d'une province à l'autre. PHOTO : iStock
La croisée, ICI Première.
La croiséePublié le 13 octobre 2021

Beaucoup de Canadiens disent être fiers du bilinguisme au pays, mais de grandes divisions existent entre les diverses régions du pays et encore peu d'anglophones parlent le français à l'extérieur du Québec, selon les répondants à un sondage effectué par l'Institut Angus Reid.

Le sondage effectué en juillet auprès de plus de 2100 Canadiens semble montrer que moins d'Albertains et de Saskatchewanais se disent fiers que le Canada ait l'anglais et le français comme langues officielles que la moyenne canadienne.

Un peu plus de 40 % des Canadiens non-francophones, qui ont répondu au sondage d'Agus Reid, disent n'avoir aucune compétence en français et seulement 37 % disent avoir un niveau débutant.

Ces résultats ne sont pas surprenants et correspondent aux résultats d'études faites au cours des dernières années par Statisques Canada et le commissaire aux langues officielles, souligne Rémi Léger, professeur de sciences politiques à l'Université Simon Fraser (SFU) et directeur de la revue Francophonies d'Amérique.

L’Institut Angus Reid a mené un sondage entre le 25 et le 29 juillet 2021 auprès de 2103 Canadiens membres du Forum Angus Reid en ligne. Une marge d’erreur ne peut être calculée sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci. Un échantillon probabiliste de cette taille comporterait une marge d’erreur de +/- 2,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Il souligne que le but du bilinguisme au Canada est d'offrir des institutions bilingues afin que les individus partout au pays puissent demeurer unilingues. Le problème est qu'il faut un nombre considérable d'employés bilingues pour offrir ces services bilingues au sein des institutions.

Il remarque que ce sont encore très souvent les francophones qui ont appris l'anglais qui occupent ces postes, même si les institutions sont ouvertes aux anglophones qui ont appris le français comme deuxième ou troisième langue, selon lui.

Il pense que la responsabilité incombe davantage aux Anglo-Canadiens de faire des efforts pour apprendre le français afin de réaliser les objectifs de bilinguisme du Canada.

Il croit également que les francophones doivent être solidaires envers les peuples autochtones qui veulent revitaliser leurs langues.