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Hypersexualisation des uniformes des athlètes féminines

La croisée, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 29 juillet 2021

Hypersexualisation des uniformes des athlètes féminines

Un débat lancé sur l'hypersexualisation des athlètes féminines

La joueuse de volleyball canadienne Brandie Wilkerson, lors d'un match contre l'équipe du Brésil aux Jeux olympiques de Tokyo, le 29 juillet 2021.
Les uniformes des athlètes féminines dans certains sports font l'objet d'un débat quant à ce qui les différencie de ceux de leurs collègues masculins.PHOTO : AFP / Yuri Cortez
La croisée, ICI Première.
La croiséePublié le 29 juillet 2021

La controverse lancée concernant les uniformes très révélateurs des athlètes féminines dans certaines disciplines pourrait faire changer les choses, estime Sylvie Béliveau, conseillère principale pour le programme universitaire Initiative Femmes dans le sport de l'Université McGill.

Lors d'un championnat du monde de handball, les joueuses de l'équipe norvégienne de handball ont reçu une amende pour avoir porté un short moulant plutôt qu'un bas de bikini alors que leurs homologues masculins portaient des shorts amples.

Lors des Jeux olympiques de Tokyo, les gymnastes allemandes ont refusé de porter le juste au corps échancré habituel et ont opté pour une combinaison moulante qui les recouvre du cou à la cheville.

Sylvie Béliveau félicite les athlètes qui dénoncent les tenues qu'elles ne sont pas à l'aise de porter.

Elle rappelle que les femmes n'étaient pas autorisées à participer à des compétitions sportives pendant longtemps. Lorsqu'elles ont été autorisées, leur participation était accompagnée d'une grande préoccupation pour qu'elles demeurent « féminines ».

Elle affirme qu'il n'est pas toujours facile de prendre une décision concernant les uniformes qui puissent être bien reçue partout dans le monde. Par contre, elle croit que les athlètes devraient avoir davantage une voix dans la prise de décisions des organisations internationales.

Sylvie Béliveau remarque que l'apparence des athlètes est souvent utilisée pour mousser les cotes d'écoute et attirer les commanditaires. D'autres moyens devraient par contre être utilisés pour promouvoir le sport féminin selon elle, comme de miser sur les qualités athlétiques et la performance des athlètes.

L'enjeu est d'autant plus important que beaucoup plus de jeunes filles que de garçons cessent la pratique du sport à l'adolescence, souligne-t-elle. Il est essentiel selon elle que les athlètes d'élite comme les sportives des ligues mineures puissent être à l'aise et se reconnaître dans les valeurs de leur organisation sportive.