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La croisée, ICI Première.
La croisée, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 28 mai 2021

Reprendre notre « vie normale »...sans la course folle  :  c’est possible?

Et si on n'avait pas envie de reprendre notre « vie normale »?

Publié le 31 mai 2021
Une jeune femme fait des bulles.
Simplifier sa vie peut permettre d'améliorer sa qualité de vie, sa créativité et sa productivité. PHOTO : getty images/istockphoto / dewpak

La levée des restrictions sanitaires ne devrait pas automatiquement nous ramener à un rythme de vie effréné, croit Carl Honoré, fondateur du mouvement slow et auteur de nombreux livres dont Éloge de la lenteur.

Malgré toutes les souffrances et les angoisses amenées par la pandémie, beaucoup ont apprécié l'occasion de profiter d'un horaire moins chargé de rencontres sociales, d'activités parascolaires et de déplacements professionnels.

« On était tous des accros de la vitesse, d’être super occupés, avec des emplois du temps hyper chargés. Et on souffrait beaucoup du FOMO (« Fear of missing out »), la peur de rater quelque chose et pendant la pandémie, on pouvait rien rater parce que tout était fermé », souligne Carl Honoré.

La pandémie a été un cauchemar pour beaucoup de gens, mais a également été un moment de répit et de réflexion, remarque-t-il.

« Je crois que pour beaucoup de gens, ça a été un grand soulagement, un grand apprentissage. Ils ont appris qu’en faisant moins, en se stressant moins, en courant moins, on pouvait vivre mieux », dit-il.

Ralentir notre rythme de vie permet de créer des liens plus profonds avec les gens qui sont proches de nous, soutient Carl Honoré. Cela peut même améliorer notre productivité et notre créativité.

Repenser notre emploi du temps pourrait aussi avoir des répercussions sur le rythme de nos villes où davantage d'espaces pour les piétons et les bicyclettes ont parfois été aménagés durant la pandémie.

Carl Honoré croit que de ralentir notre rythme de vie pourrait aussi avoir de profondes conséquences sur le système économique mondial.

« La lenteur, le mouvement slow [sont] capables de nous réhumaniser en réhumanisant le capitalisme. Et ça c’est le grand défi qui nous attend un peu partout dans le monde c’est de réinventer le capitalisme pour créer un monde où l’être humain n’est pas la victime du système, mais le système existe pour nourrir et maintenir l’être humain. »

Carl Honoré a grandi à Edmonton où il a commencé à apprendre le français qu'il a perfectionné par la suite grâce, entre autres, à un stage avec l'organisme Jeunesse Canada Monde.