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La croisée, ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 12 mai 2021

Les jeunes ont-ils leur mot à dire sur leur vaccination contre la COVID-19?

Les jeunes ont-ils leur mot à dire sur leur vaccination contre la COVID-19?

Publié le 13 mai 2021
Un jeune garçon se fait vacciner.
Les jeunes de 12 ans et plus peuvent recevoir le vaccin contre la COVID-19 en Alberta. PHOTO : getty images/istockphoto / hayatikayhan

Les familles dont les enfants sont admissibles à recevoir le vaccin contre la COVID-19 devraient avoir des conversations ouvertes et renseignées pour déterminer quelle est la meilleure décision à prendre par rapport à la vaccination, croit une experte des questions éthiques dans le domaine de la santé.

Les enfants doivent généralement obtenir le consentement de leurs parents pour se faire vacciner en Alberta. Services de santé Alberta soulignait par contre cette semaine qu'un jeune qui démontre une maturité suffisante pourrait être éligible à la vaccination sans le consentement d'un parent.

Emmanuelle Marceau, professeure au département de médecine sociale et préventive à l'École de santé publique de l'Université de Montréal et spécialiste des questions éthiques, soulève certains enjeux auxquels il important de réfléchir avant de prendre une décision par rapport à la vaccination d'un enfant.

Elle affirme qu'il est important que les parents puissent poser leurs questions et exprimer leurs inquiétudes légitimes par rapport à la vaccination. Il est pour cela pertinent de consulter des intervenants du système de la santé puisque l'information crédible et à jour est parfois difficile à trouver.

Elle explique que certaines provinces établissent à 14 ans l'âge auquel un enfant est considéré comme assez mature pour prendre des décisions par rapport à sa santé.

Elle affirme que la capacité d'un adolescent d'évaluer la crédibilité d'une source d'information sur la santé et la vaccination est importante.

La discussion entre les parents et les adolescents sur le sujet est d'autant plus délicate, souligne-t-elle, qu'elle a lieu après un an de pandémie où les enfants ont passé beaucoup de temps à la maison et vécu beaucoup de stress. Le contexte peut donc être plus tendu qu'à l'habitude.

Se montrer à l'écoute des préoccupations des jeunes par rapport à la pandémie et à la vaccination est primordial, rappelle-t-elle.

Elle estime que les adolescents comprennent bien que la troisième vague de la pandémie représente davantage de risques pour eux et leurs parents avec les cas d'hospitalisation et les morts qui augmentent dans les tranches plus jeunes de la population. Elle pense qu'ils sont aussi à même de comprendre l'importance de leur décision non seulement pour leur santé personnelle, mais les effets qu'elle peut avoir sur la santé de leur famille et de leur collectivité.

Le fait de se faire vacciner peut également représenter une façon pour les jeunes de passer à l'action et donc d'avoir un certain contrôle sur la situation, ce qui peut être bon pour leur santé mentale.