•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

La croisée, ICI Première.
La croisée, ICI Première.
Rattrapage du mardi 6 avril 2021

Des organismes francophones inquiets par rapport au nouveau curriculum

Des organismes francophones inquiets par rapport au nouveau programme scolaire

Publié le 7 avril 2021
Une salle de classe avec des élèves
Plusieurs organismes de la francophonie albertaine sont préoccupés par le nouveau programme scolaire albertain.PHOTO : Radio-Canada

L'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA), la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta (FCSFA), la Fédération des parents francophones de l'Alberta (FPFA) et la Société historique franco-albertaine demandent la réécriture du nouveau programme scolaire proposé par le gouvernement albertain.

Pierre Asselin, membre du comité stratégique sur l'Éducation et vice-président de l'ACFA, déplore le fait que le programme francophone semble être une simple traduction du programme anglophone, plutôt que d'avoir été adapté aux besoins pédagogiques spécifiques des francophones.

Par exemple, le programme ne permet pas à un enseignant d'aborder l'article 23 de la Charte des droits et libertés qui encadre l'accès à l'éducation pour les francophones et anglophones en situation minoritaire.

Il affirme que le programme anglophone fait peu de place à la culture francophone et quand il le fait, on présente la culture francophone comme appartenant au passé.

Il est essentiel pour les jeunes Franco-Albertains de pouvoir se voir comme faisant partie d'une culture toujours vivante, selon lui.

Pierre Asselin affirme que le gouvernement devrait réinstaurer la Direction de l’éducation française (DEF) qui a été abolie en 2017 puisque la communauté francophone n'a plus confiance en la nouvelle façon d'intégrer la perspective francophone dans l'enseignement.

Dans sa version actuelle, le programme représente un bris des droits des francophones, selon lui, et empêcherait les écoles francophones d'accomplir leur mandat de lutter et réparer les dommages causés par l'assimilation.

Pierre Asselin dit par contre avoir espoir que la communauté francophone pourra être entendue par la ministre de l'Éducation, Adriana LaGrange.