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Chronique musique africaine  :  le zouk

La croisée, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 8 septembre 2021

Chronique musique africaine  :  le zouk

L’afrozouk et l’héritage musical de Jacob Desvarieux

Une illustration de chanteurs et musiciens.
Le chroniqueur Didier Gbetie nous amène des Caraïbes à l'Afrique sur les traces de l'héritage du célèbre Jacob Desvarieux. PHOTO : Radio-Canada
La croisée, ICI Première.
La croiséePublié le 9 septembre 2021

Des Caraïbes à l'Afrique, le zouk a connu un développement phénoménal, en grande partie lié au monstre sacré Jacob Desvarieux, décédé le 30 juillet, à l'âge de 65 ans, après avoir contracté la COVID-19. Le chroniqueur Didier Gbetie nous amène en voyage sur les traces de ce style musical.

Le terme « zouk » provient du mot « zouker » qui signifie danser en créole. Pendant les années 1960, « zouk » fait référence à des lieux de danse réservés à la basse classe martiniquaise. Certains pensent que l'origine du terme vient de « makouk », déclinaison du mot « mazurka », une danse du 18e siècle. Somme toute, zouker est tout simplement associé à la musique et à la danse.

Le style musical est originaire de la Martinique et de la Guadeloupe. Les mélomanes attribuent la paternité du zouk au groupe Kassav' dans les années 1970. Le guitariste guadeloupéen Jacob Desvarieux est l’un des cofondateurs du groupe qui a fait connaître le zouk dans le monde.

D’Abidjan à Libreville, le principal débouché de l'envoûtant rythme caribéen demeure incontestablement l’Afrique. Ce qui fait la beauté de l’afrozouk, souligne le chroniqueur Didier Gbetie, est aussi la capacité des artistes africains à chanter en patois.

Un homme joue de sa guitare rouge en chantan dans un micro, avec un batteur en arrière-plan.

Jacob Desvarieux lors d'un concert à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 1er mai 2009.

afp via getty images / KAMBOU SIA

La véritable histoire d’amour entre l’Afrique et Kassav' commence en Côte d’Ivoire en 1985, quand le premier passage du groupe en Afrique marque considérablement le paysage musical du continent.

Monique Seka de la Côte d'Ivoire, surnommée la reine de l'afrozouk, diva de la musique ivoirienne connue pour sa voix suave et son regard intense, crée le concept du zouk africain. Elle se hisse au sommet des palmarès africains avec le titre Missounwa chanté en patois ivoirien. Toute une génération de jeunes a été marquée par son charme et sa sensualité.

Le Gabonais Oliver N'Goma, décédé en 2010 à Libreville, prend le relais en Afrique centrale avec l’album Adia dont le titre Bane, lancé en 1990, continue d’écumer les soirées des capitales africaines.

Le zouk a continué d’évoluer et se décline désormais en zouk love, zouk béton, un rythme très rapide. Le zouk R&B, quant à lui, fait son apparition au début des années 2000 avec l’influence de la musique américaine. On y trouve parfois des passages « rappés ». Le raga-zouk naît au début des années 90 et est influencé par la musique jamaïcaine. Enfin le zouk métal est un parfait mélange du zouk et de hard rock.