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La croisée, ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 14 avril 2021

Le kwaito  :  le rythme des townships de l’Afrique du Sud

Le kwaito  :  le rythme des townships de l’Afrique du Sud

Publié le 14 avril 2021
Instruments de musique africaine.
Le kwaito est apparaît dans les années 1990 en Afrique du Sud. PHOTO : Radio-Canada

Le chroniqueur Didier Gbetie sort de sa zone de confort pour nous amener à Johannesburg en Afrique du Sud où est né le kwaito.

Le kwaito émerge dans les faubourgs de Soweto, un township de Johannesbourg en 1990. C'est l'année de libération de Nelson Mandela, l'icône de la lutte contre l'apartheid.

La fin de l’apartheid incarne la fin de l'exil des jeunes noirs sud-africains dans leur propre pays et favorise la naissance d’une nouvelle ère de liberté dont le kwaito est la bande sonore.

D’ailleurs, le nom kwaito est dérivé du mot « kwaai » qui veut dire en afrikaans « chaud » ou « en colère ». Le terme fait référence à la colère de la population défavorisée des townships face à la politique ségrégationniste du gouvernement de l'apartheid. Le créateur du genre, une référence en la matière, s'appelle Arthur Mafokate.

Plus qu'un style musical, le kwaito est une expression de vie et représente la façon dont les Sud-Africains des townships s'habillent, s'expriment et dansent.

Les artistes ont fusionné les genres traditionnels des années 1920 à 1980 au hip-hop et la house pour créer le kwaito qui adopte un tempo moins rapide que la house. Ce genre définit la génération émergée après l’apartheid et reflète la culture de rue de Johannesburg qui est entre autres l'expression des frustrations dans la rue à travers des combats de danses.

Évolution du style

Le style a rapidement embrasé toute l’Afrique du Sud et est désormais chanté dans les différentes langues du pays. Les musiciens ont par la suite commencé à collaborer avec des artistes internationaux. L’industrie s’accroît rapidement et le genre devient très compétitif surtout avec la génération « Born Free », née après l’apartheid.

La danse associée au kwaito s'appelle la pantsula. Il s'agit d'une danse traditionnelle très énergique également développée dans les townships, non seulement pour résister à l'apartheid, mais aussi pour sensibiliser aux problèmes sociaux tels que le VIH/SIDA.

Après l'apartheid, le pantsula a persisté en tant qu'expression des racines culturelles de nombreux Sud-Africains noirs. Il a également gagné en popularité dans la communauté blanche d'Afrique du Sud et a pris de nouvelles significations en tant que forme de danse pour tous.

La pantsula connaît maintenant une popularité internationale. Beyonce a fait appel à des danseurs qui ont inclus une chorégraphie de pantsula dans son clip de la chanson Run the World (Girls).

Un défi de danse devenu viral sur les médias sociaux a également fait connaître la pantsula. Des millions de personnes ont pu voir différents groupes de personnes à travers le monde effectuer une chorégraphie de pantsula sur la chanson Jerusalema.