•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Entrevue de J.-R. Bisaillon et S. Loiselle sur la musique en ligne

Hausse considérable des ventes de l'industrie musicale dans le monde
Le suédois Spotify a dépassé le cap des 300 millions d’utilisateurs actifs au troisième trimestre de 2020PHOTO : Reuters / Christian Hartmann
L'heure du monde sur ICI Première.
L'heure du mondePublié le 24 décembre 2020

Spotify dévoilait il y a quelques jours ses palmarès de fin d'année. À cette occasion, la plateforme fait aussi parvenir aux utilisateurs une rétrospective des titres qu'ils ont le plus appréciés en 2020. Et toute l'année, Spotify propose des listes d'écoute personnalisées qui influencent nos choix musicaux. Janic Tremblay parle de ces pratiques avec Jean-Robert Bisaillon, codirecteur du Laboratoire de recherche sur la découvrabilité et les transformations des industries culturelles à l'ère du commerce électronique (LATICCE) de l'Université du Québec à Montréal, et Shanti Loiselle, membre fondatrice de l'agence de marketing numérique Collaboration Spéciale.

Spotify mise beaucoup sur son système de recommandation musicale, avec des résultats qui peuvent parfois surprendre. Les listes qu'on vous propose ont tendance à adopter un biais éditorial. Dans le cas de Spotify, la plateforme investit beaucoup dans la recommandation de titres que parfois on ne connaît pas, explique Jean-Robert Bisaillon, codirecteur du LATICCE.

Et ces recommandations ne sont pas toujours fidèles au profil des utilisateurs, selon des tests menés par le laboratoire de recherche pendant 19 semaines avec des profils d'utilisateurs fictifs. Ce sont des boîtes noires, ces algorithmes-là. Les plateformes sont maîtres de ce qu'elles nous font écouter, ajoute Jean-Robert Bisaillon, qui encourage ces plateformes à consulter davantage les usagers pour mieux prendre en compte leurs goûts.

On est pris dans les algorithmes, mais c'est à nous d'essayer d'en sortir, soutient Shanti Loiselle. Le risque, selon elle, est que l'usager reste dans sa bulle s'il se fie uniquement aux listes d'écoute des algorithmes.