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Impact de l'affaire UNIS sur le monde de la philanthropie, avec S. Lefèvre

L'heure du monde sur ICI Première.
Rattrapage du 28 juill. 2020 : L’affaire UNIS et la philanthropie, et le point sur la COVID-19 en Europe

Impact de l'affaire UNIS sur le monde de la philanthropie, avec S. Lefèvre

UNIS, l’organisme aux diverses ramifications

On voit les deux cofondateurs d'UNIS sur la scène, qui parlent au micro et saluent la foule.
Les deux frères fondateurs d'UNIS, Craig et Marc Kielburger, lors d'un événement « WE Day », à Toronto, en octobre 2014PHOTO : La Presse canadienne / Hannah Yoon
L'heure du monde sur ICI Première.
L'heure du mondePublié le 29 juillet 2020

La controverse dans laquelle est plongé le gouvernement Trudeau dans l'affaire UNIS/We Charity soulève plusieurs questions, notamment sur le fonctionnement de cet organisme à but non lucratif (OBNL). Philippe-Antoine Saulnier s'entretient de ce sujet avec Sylvain Lefèvre, chercheur au PhiLab, le Laboratoire montréalais de recherche sur la philanthropie canadienne, et professeur à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

UNIS possède une structure administrative particulière : elle détient une filiale commerciale (Me To We), qui finance ses activités, comme le bénévolat à l'étranger et ses grands rassemblements. Cette entreprise est une source de revenus pour We Charity qui s’ajoute, entre autres, aux dons des particuliers et aux financements publics. UNIS gère aussi un parc immobilier à Toronto valant des dizaines de millions de dollars.

C’est une structure de plus en plus dans l’air du temps au sein des OBNL, selon Sylvain Lefèvre : « Dans le cas d’UNIS, cependant, on a affaire à une créature particulière. D’habitude, c’est plutôt l’entreprise privée qui génère des revenus qui donne de l’argent à la fondation. Chez UNIS, il semble que la circulation d’argent entre ses différentes entités soit plus compliquée que ça. »

Et ce qui semble poser problème, c’est l’opacité qui découle de cette structure, selon Sylvain Lefèvre : « L’Agence du revenu définit des règles assez strictes pour les organismes de bienfaisance. Mais We Charity dispose d’autres composantes qui échappent à ces règles-là. »

Les deux frères Kielburger, à la tête de l'organisme UNIS, ont été interrogés sur la structure de l’organisme lors de leur témoignage devant le comité des finances de la Chambre des communes.