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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du mardi 9 mars 2021

La santé mentale des femmes pendant la pandémie

Les femmes plus touchées par les problèmes de santé mentale pendant la pandémie

Publié le 9 mars 2021
Une femme atteinte de dépression.
Une femme atteinte de dépression. PHOTO : PHOTO : ISTOCK

La pandémie de COVID-19 a causé une hausse de problèmes liés àla santé mentale. De nouveaux travaux de recherche semblent montrer que les femmes sont les plus touchées par cet enjeu.

Anne-Cécile Desfaits, directrice associée à l'Institut de la santé des femmes et des hommes auprès des Instituts de recherche en santé du Canada, estime que les femmes les plus touchées par ces problèmes de santé mentale sont celles qui travaillent dans le secteur de la santé. Non seulement elles ont été confrontées à un risque accru d’exposition à la COVID-19, mais elles sont aussi particulièrement vulnérables à l’anxiété, au stress, à la dépression et à l’épuisement professionnel. Dans ce domaine, on retrouve notamment des femmes qui débutent, certaines à mi-carrière, les femmes racisées, celles qui sont célibataires ou celles qui ont des enfants en bas âge qui sont encore plus vulnérables.

Une augmentation inquiétante de la consommation de substances

Dans l’ensemble des travaux de recherche, on note aussi les méfaits liés à la consommation de substances.

Mme Desfaits indique que cette consommation d'alcool ou de cannabis, ou parfois des deux, est l'un des mécanismes d’adaptation négatifs.

Ce qui est problématique, c’est que l’usage régulier peut augmenter le risque de développer un trouble lié à l’usage d’alcool ou de cannabis, surtout quand ces substances sont consommées pour composer avec des symptômes d’anxiété et de dépression, nous dit Mme Desfaits qui ajoute que les personnes qui ont des antécédents de troubles de santé mentale ou d’usage problématiques de substances sont encore plus à risque.

Des effets à long terme inconnus

Même si le début de la vaccination laisse entrevoir une sortie de la pandémie, les effets sur la santé mentale des femmes pourraient se faire sentir pendant longtemps, affirme Mme Desfaits.

Elle cite en exemple la crise du verglas au Québec en 1998 qui a laissé des traces chez ceux que l’on appelleles enfants du verglas. Il a été mis en évidence que les filles, dont les mères ont ressenti un stress plus élevé, ont consommé plus de cannabis à 15 ans que les filles dont les mères qui ont ressenti un stress moins grand. Et on parle ici d’un événement qui a duré 2 à 3 semaines.