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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 9 décembre 2020

Homophobie dans le sport  :  le Canada pas si bien placé

Homophobie dans le sport : le Canada pas si bien placé

Publié le 9 décembre 2020
Une silhouette se dessine dans un immense drapeau arc-en-ciel.
Homophobie dans le sport : une étude de l’Université Monash, à Melbourne, montre que le Canada est à la traîne.PHOTO : Getty Images / Sean Gallup

Deux études récentes de l'Université Monash, à Melbourne, en Australie, se sont intéressées à l'homophobie dans le sport dans plusieurs pays. Un constat qui peut surprendre : le Canada ne fait pas aussi bonne figure que l'on pourrait croire.

L’une des études a conclu qu’environ 48 % des jeunes Canadiens qui ont parlé de leur orientation sexuelle à leurs coéquipiers ont signalé avoir été victimes de comportements homophobes.

Pour Barbara Ravel, professeure agrégée à l’École de kinésiologie et des sciences de la santé de l’Université Laurentienne, l’image du Canada, considéré comme porte-drapeau de l’inclusion des communautés Lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre, queer, plus à l'échelle mondiale, est sérieusement émoussée par ce résultat.

Mme Ravel note qu’il y a des différences entre le sport masculin et le sport féminin. Le milieu sportif masculin est un milieu qui célèbre l'excellence sportive, mais aussi bien souvent la masculinité, en se construisant en opposition avec la féminité et l’homosexualité. Le sport féminin, même si tout n’est pas parfait, est un milieu plus inclusif.

Ce climat homophobe a des conséquences puisque beaucoup de jeunes sportifs sont conduits à abandonner leur discipline ou à vivre difficilement leur identité au prix de leur santé mentale. Mme Ravel estime que ces pertes sont très importantes pour les équipes sportives.

« On perd potentiellement des vedettes sportives, dans différents sports. »

—  Barbara Ravel, professeure agrégée à l’École de kinésiologie et des sciences de la santé de l’Université Laurentienne

Cependant, une discipline fait exception au pays : le volleyball. Pour Mme Ravel, c’est parce que l’organisation Volleyball Canada a été proactive avec la mise en place de politiques de diversité, d’équité et d’inclusion, y compris des personnes trans.

Par le biais de ses politiques, Volleyball Canada fait passer un message fort aux sportifs, aux entraîneurs, aux dirigeants et aux spectateurs. Ce message est répercuté à tous les niveaux et dans tout le pays, selon la professeure.