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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du mardi 8 décembre 2020

Les pavillons-jardins à Toronto

Les pavillons-jardins à Toronto : une des solutions à la crise du logement abordable

Publié le 8 décembre 2020
Une image créée à l'ordinateur du pavillon-jardin de la famille Onaba.
Le rendu final du pavillon-jardin de la famille Onaba.PHOTO : Gracieuseté: Timber Haus Developments

Le comité de la planification et de l'habitation de la Ville de Toronto a donné le feu vert à des consultations publiques au sujet des pavillons-jardins.

Les pavillons-jardins se trouvent habituellement dans la cour arrière d'une propriété, au-dessus des garages. Elles pourraient servir de logement locatif, ou encore d’espace privé pour un membre de famille.

Pour Ken Greenberg, architecte et urbaniste à Toronto, ces espaces seraient une des solutions pour répondre au besoin de la ville en logements abordables.

Si le conseil municipal donnait son aval à ce projet, ce serait la possibilité pour des milliers de propriétaires de lots, situés dans ce qu’on appelle la ceinture jaune de la ville, de construire des unités d’habitation sur leur terrain. La ceinture jaune, c’est l’ensemble des zones - codées en jaune sur les plans de zonage de la Ville - qui désigne les habitations sur le territoire de Toronto.

M. Greenberg rappelle les avantages de pouvoir utiliser les cours arrière pour y installer des pavillons-jardins : pas besoin d’acheter de nouveaux terrains, le terrain existe déjà, pas besoin de nouvelles infrastructures de transport en commun, les écoles et les commerces existent déjà également, l'eau et l'électricité dépendraient de l'habitation principale. C’est donc une meilleure utilisation de l’espace urbain existant et une réponse relativement rapide au problème du logement abordable.

Un autre avantage de ces pavillons-jardins est, selon M. Greenberg, qu’ils ne changent pas le caractère d’un quartier, ces nouveaux espaces d’habitation étant situés dans les cours arrière restent invisibles. Les règles du zonage de la ville seront là pour contrôler le gabarit de ces pavillons-jardins et encadrer la construction ou la transformation de ces nouveaux espaces.

« C’est un problème, au niveau architectural qui est très intéressant : comment peut-on créer une maison [...] qui a la dimension d’un petit appartement, mais qui a tout ce dont on a besoin dans la vie? J’ai vu beaucoup d'exemples qui sont très bien faits. »

—  Ken Greenberg, architecte et urbaniste à Toronto

De plus, ajoute M. Greenberg, ces pavillons-jardins seront utiles tant à la jeune génération qu’aux personnes âgées qui ne peuvent pas se permettre financièrement de vivre à Toronto. Ça va leur permettre de vivre en ville au lieu d'aller chercher très loin dans la périphérie, dit-il.