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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du mardi 7 juillet 2020

Évaluation des services correctionnels dans le rapport de l’Ombudsman

Désinvestir des prisons pour réinvestir dans la communauté

Publié le 8 juillet 2020
Un détenu regarde par une fenêtre avec des barreaux dans une prison.
Le professeur en criminologie de l’Université d’Ottawa, Justin Piché, croit qu'il faut réduire le budget et l'influence des prisons.PHOTO : Getty Images / Peter Macdiarmid

« Je pense qu'il faut fermer le Centre de détention du Sud de Toronto », affirme catégoriquement le professeur en criminologie de l'Université d'Ottawa Justin Piché, suite à la lecture du rapport annuel de l'Ombudsman de l'Ontario, Paul Dubé.

L’affaiblissement des prisons, c’est-à-dire réduire son budget et son influence c’est la voie que nous devons prendre pour bâtir des communautés qui favorisent la santé, le bien-être et la sécurité de tout le monde, pense Justin Piché.

Des problèmes récurrents

L’Ombudsman et son équipe se sont rendus deux fois à ce centre de détention en 12 mois, en 2019 et 2020. Nous avons observé une amélioration des conditions de vie, a indiqué l’Ombudsman après avoir visité la prison en février 2020, un mois après qu’un juge ait qualifié les conditions de confinement d’inhumaines. Des mesures supplémentaires restaient à prendre pour régler les problèmes sous-jacents, ajoute toutefois Paul Dubé.

C’est la même histoire et c’est pire chaque année, argumente Justin Piché en réponse au rapport, qui note entre autres une augmentation des plaintes collectives et de la surpopulation dans certaines prisons.

Encore une fois, il y a plusieurs plaintes concernant les soins médicaux, au-delà de 2 400 plaintes concernant le manque d’accès aux médecins et le manque d’accès aux médicaments comme le méthadone, indique le criminologue.