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Une jeune fille fait changer la définition du mot racisme dans un dictionnaire

L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du lundi 15 juin 2020

Une jeune fille fait changer la définition du mot racisme dans un dictionnaire

Une jeune femme fait changer la définition du mot racisme dans un dictionnaire

Gros plan sur le mot "racism" tel qu'écrit dans le dictionnaire Merriam Webster
Une étudiante de 22 ans fait modifier la définition du mot racisme dans le dictionnaire Merriam WebsterPHOTO : capture écran Merriam Webster
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto/WindsorPublié le 16 juin 2020

Les dictionnaires sont-ils des outils capables de suivre l'évolution de la société?

Kennedy Mitchum, une jeune étudiante du Missouri récemment diplômée qui trouvait que la définition du mot racisme n’était pas complète dans le dictionnaire Merriam Webster, a contacté l’équipe de direction du dictionnaire pour proposer une modification.

La jeune fille trouvait que la définition du dictionnaire n’était pas représentative de ce qui se passe vraiment et devait inclure le fait qu'un groupe de gens fait l'objet d'une oppression systématique, que le racisme ce n'est pas simplement : je n'aime pas quelqu'un.

À son grand étonnement, elle a non seulement reçu une réponse à sa demande, mais une réponse positive. Alex Chambers, éditeur du dictionnaire Merriam-Webster, a échangé plusieurs messages avec Kennedy Mitchum et a reconnu la pertinence de l'ajout de nouvelles lignes dans la définition du terme racisme.

Les dictionnaires sont-ils en train de devenir des institutions vivantes qui évoluent presque en temps réel avec la société? Naomi Nagy, professeure de linguistique à l’Université de Toronto pense que les dictionnaires nord-américains servent à refléter l’emploi courant de la langue et pas seulement à indiquer comment on doit utiliser la langue.

Naomi Nagy en entrevue à Radio-Canada à Toronto

Naomi Nagy, professeure de linguistique à l'Université de Toronto

Radio-Canada / Ramin Pezeshki

« Il faut accepter les changements sinon la langue va mourir. [...] Les langues reflètent toujours la culture de ceux qui la parlent donc si on voit une langue qui s'arrête de changer, c’est vraiment mauvais pour la culture. »

— Une citation de  Naomi Nagy, professeure de linguistique à l’Université de Toronto

Il arrive un moment où la définition ne fait plus que refléter le sens initial d’un mot et où il est temps pour les équipes de rédaction de réajuster la définition d’un mot. C’est ce qui s’est passé avec le mot racisme qui est employé pour qualifier, mais qui désigne maintenant les systèmes et non plus simplement les attitudes individuelles.