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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du mardi 31 mars 2020

Vivre la crise du coronavirus comme dans un état de guerre

Les conseils de Roméo Dallaire à l'ère de la COVID-19

Publié le 31 mars 2020
Roméo Dallaire lors d'une entrevue.
Le lieutenant-général à la retraite, Roméo Dallaire.PHOTO : Sinisa Jolic/CBC

Depuis quelques semaines, le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire est plus actif sur ses médias sociaux. Par l'entremise de vidéos, il partage des conseils, des messages d'espoir en puisant dans sa propre expérience en situation de crise, lors du génocide au Rwanda.

Roméo Dallaire est particulièrement attentif à la situation actuelle, qu’il qualifie de similaire à une situation de guerre, durant laquelle les politiciens, le personnel soignant et les individus doivent prendre des décisions difficiles.

« La normalité ne sera pas pareille à la normalité d’avant. »

—  Roméo Dallaire, lieutenant-général à la retraite

Selon le lieutenant-général à la retraite, la communication est cruciale pendant la crise, mais aussi après, parce que le retour à la normale sera difficile, même pour les gens qui sont habituellement à l’aise avec les changements.

Communiquer pour être plus résilient

La clé pour passer à travers la crise de la COVID-19 réside selon lui dans la communication, même si on pense ne pas avoir besoin d’extérioriser nos sentiments.

« L’idée qu’on est bon et qu’on peut faire la job et qu’on est confiant dans notre moi-même, c’est de la foutaise de l’histoire et c’est ça qui cause les blessures psychologiques. C’est s’isoler dans son mal en le laissant grossir. »

—  Roméo Dallaire, lieutenant-général à la retraite

Lorsqu’il pense à l’après-crise, il pense au personnel soignant qui aura sans aucun doute pris des décisions qui n’auront pas été faciles, mais aussi à ceux qui auront perdu des proches, sans pouvoir les aider.

Il faut que ces gens-là aillent se réconcilier avec les gens qui sont partis en communiquant avec eux, en priant avec eux, en se recueillant pour être capables de faire leur deuil dignement, mais en le vivant, estime-t-il.