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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du lundi 16 décembre 2019

Rencontre avec Emmanuelle Le Pichon-Vorstman, directrice du CRÉFO

Emmanuelle Le Pichon-Vorstman et sa passion pour l'éducation des minorités linguistiques

Publié le 17 décembre 2019
Emmanuelle Le Pichon-Vorstman en entrevue à Radio-Canada à Toronto
Emmanuelle Le Pichon-Vorstman, professeure adjointe et directrice du Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CRÉFO) à l'Université de Toronto PHOTO : Radio-Canada / Ramin Pezeshki

Installée à Toronto depuis plus de 2 ans après une vingtaine d'années aux Pays-Bas, Emmanuelle Le Pichon-Vorstman poursuit ses recherches en linguistique éducative, diversité linguistique, droits à l'éducation des minorités linguistiques et en apprentissage et enseignement des langues.

Née à Brest en France, Emmanuelle Le Pichon-Vorstman est professeure adjointe et directrice du Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CRÉFO) à l’Université de Toronto et, depuis avril 2019, affiliée à l'Université de l'Ontario français (UOF).

Selon Emmanuelle Le Pichon-Vorstman, le plurilinguisme [n’est pas] un problème, mais un état de vie.

Son doctorat a porté sur les enfants plurilingues dans des écoles françaises internationales aux Pays-Bas, aux États-Unis et en Suisse. La professeure a voulu comprendre la complexité de l’apprentissage des langues dans ce contexte.

Les parcours sont individuels. Chaque personne développe ses langues et sa culture différemment en fonction des lieux qu’elle fréquente, des personnes qu’elle rencontre et de toutes les opportunités qui sont mises sur son chemin, analyse-t-elle.

« Le Canada en matière de plurilinguisme est le pays fondateur au niveau de l'éducation. »

—  Emmanuelle Le Pichon-Vorstman, directrice du CRÉFO

En Ontario, elle s’est retrouvée à la tête du CRÉFO qui soutient et défend la recherche pour ce qu’on appelle la minorité, mais moi je dirais plutôt un peuple minorisé malgré lui au sein de la francophonie, affirme Emmanuelle Le Pichon-Vorstman. Selon elle, il s’agit d’une nouvelle relation à la langue.

L’heure de pointe accueille tous les lundis des universitaires du sud de l'Ontario pour en apprendre davantage sur leur carrière et leur champ de recherche.