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L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
L'heure de pointe Toronto, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 22 mai 2020

Ce que le SRAS peut nous apprendre sur la COVID-19

Chronique histoire : les leçons de l’épidémie du SRAS

Publié le 22 mai 2020
Le professeur adjoint au département d'histoire de l'Université Laurentienne aux studios de Radio-Canada à Sudbury
Le professeur adjoint au département d'histoire de l'Université LaurentiennePHOTO : Radio-Canada / Martine Laberge

On a drôlement l'impression que l'histoire se répète, note le professeur adjoint au département d'histoire de l'Université Laurentienne Serge Miville en comparant l'épidémie du SRAS de 2003 avec la pandémie actuelle.

On estime à autour de 438 le nombre de cas du SRAS au Canada dont 44 décès à Toronto, la ville la plus touchée au Canada. Dans un rapport d’enquête publié en 2006, le juge Archibald Campbell conclut que le système de santé était brisé, négligé, inadéquat et dysfonctionnel.

Le rapport va suggérer la création de stocks d’équipement de protection individuel. On l’a appris durant la crise de la COVID-19, ces stocks ont été mal aménagés et surtout n’ont pas été remplacés lorsqu’ils expiraient, de sorte que plusieurs pièces d’équipement étaient défaillantes, analyse Serge Miville.

« Si on veut savoir pourquoi le gouvernement de Doug Ford ferme les écoles jusqu’en septembre et va à contresens du gouvernement Legault au Québec, c’est entièrement en raison du SRAS en particulier. »

—  Serge Miville

À l’époque, le fait qu’une personne malade du SRAS était seulement contagieuse lorsqu’elle présentait des symptômes, contrairement à la COVID-19, a permis un meilleur contrôle de la propagation de la maladie.