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Congés payés pour victimes de violence conjugale?

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Audio fil du mardi 23 janvier 2018

Congés payés pour victimes de violence conjugale?

Victime de violence familiale : changement à la loi au Nouveau-Brunswick

Lyne-Chantal Boudreau, présidente du regroupement féministe du Nouveau-Brunswick et Tina Thibodeau,  directrice de l'organisme Carrefour pour femmes de Moncton
Lyne-Chantal Boudreau, présidente du regroupement féministe du Nouveau-Brunswick et Tina Thibodeau, directrice de l'organisme Carrefour pour femmes de MonctonPHOTO : Radio-Canada
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe - AcadiePublié le 23 janvier 2018

À l'heure actuelle au Nouveau-Brunswick, les victimes de violence familiale ne sont pas protégées par la Loi sur les normes d'emploi, s'ils ont besoin de s'absenter de leur travail en raison de séquelles vécues à la maison. Le gouvernement propose des amendements à la loi.

Ces changements offriraient notamment des congés payés pour les personnes victimes de violence, ce sont souvent des femmes les victimes. Des congés par exemple pour des soins médicaux, pour rencontrer un avocat ou même pour déménager.

La Nouvelle-Écosse a un projet de loi à cet effet à l'étude en ce moment.

Les organismes qui travaillent auprès des victimes de violence se réjouissent de cette proposition. La directrice de l'organisme Carrefour pour femmes de Moncton, Tina Thibodeau, se dit encouragée. Elle espère par contre qu'il n'y a pas que l'aspect financier qui sera changé dans la loi.

Le travail c'est la place qu'un agresseur peut aller chercher sa victime et la victime ne peut pas se permettre de perdre son emploi, la sécurité c'est primordial.

La silhouette d'une jeune femme en réflexion

iStock

Le regroupement féministe du Nouveau-Brunswick accueille favorablement l'initiative, mais espère que la sensibilisation sera faite auprès des victimes, à savoir de quelle façon se prévaloir de ces droits. Il y aura beaucoup à faire auprès des employeurs selon sa présidente, Lyne-Chantal Boudreau.

« Comment l'employeur va accueillir cette information d'une personne qui va dévoiler qu'elle est victime de violence familiale, ça peut être émotivement déstabilisant pour la victime. »

—  Lyne-Chantal Boudreau, présidente du regroupement féministe du Nouveau-Brunswick

Un point très important pour le regroupement féministe du Nouveau-Brunswick réside dans le fait de rassurer les victimes quand la loi sera changée, notamment sur son retour au travail.

Le gouvernement du NB dit vouloir consulter divers intervenants au cours des prochaines semaines pour recueillir leurs opinions au sujet des changements proposés.

Le Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick, qui conseille le gouvernement sur toutes les questions qui concernent les femmes, n’avait pas été prévenu des changements envisagés. On dit toutefois avoir hâte de participer aux consultations.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick affirme de son côté que les protections proposées s’imposent depuis longtemps, l'organisme milite en faveur de ces changements depuis plus de huit ans.