•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 21 juillet 2021

L'été, une période critique pour la tortue des bois

La tortue des bois, espèce en péril

Publié le 22 juillet 2021
Une tortue des bois au Parc national Kouchibouguac.
Une tortue des bois au Parc national Kouchibouguac.PHOTO : Gracieuseté Parc national Kouchibouguac

Vous avez peut-être remarqué des dépliants dans les parcs nationaux en Atlantique concernant la tortue des bois. Cette espèce en péril est présente un peu partout au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, et la sensibilisation de la population est de mise pour la protéger.

La tortue des bois n’est pas la seule tortue en péril en Atlantique. En fait, seule une tortue n’est pas considérée comme à risque; la tortue peinte. Simon Gadbois, éthologue à l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, explique tout de même que plusieurs particularités de l’espèce font en sorte que la situation de la tortue des bois est menacée.

Ça prend 18 ans à une tortue [des bois] avant qu’elle puisse se reproduire, et lorsqu’elle se reproduit, elle va pondre un maximum de 20 œufs. Mais ces oeufs-là sont très vulnérables, et ça, c’est une grande partie du problème.

La tortue a également été, pendant un certain temps, un animal de compagnie populaire. Les accidents de la route et les nouveaux développements industriels sont d’autres facteurs qui affectent leur population.

« C’est bon d’entrer en consultation avec le département des ressources naturelles évidemment, mais aussi avec des organismes écologiques pour savoir si nos plans de développement sont adéquats ou pas pour les tortues et d’autres espèces. »

—  Simon Gadbois, éthologue à l'Université Dalhousie

Simon Gadbois et ses étudiants font également des recherches à long terme sur cette espèce, entre autres avec des chiens pisteurs qui sont capables de trouver des tortues bien camouflées.

Lorsque les chiens ou un humain en trouvent une, on prend toutes sortes de mesures biométriques, on essaie de déterminer leur âge, etc. Et si elles n’ont pas encore été identifiées, on va faire une petite coche ou une série de coches dans leur carapace pour pouvoir les répertorier et les identifier plus tard.

Simon Gadbois et Parcs Canada conseillent aux citoyens de laisser tranquille les tortues si on les aperçoit quelque part. Vous pouvez rapporter vos observations ou une photo auprès du personnel du parc ou bien aux autorités provinciales.

Selon un reportage de Pauline Abel