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Début du contenu

Devenir parents de triplets au moment où, il y a un an, frappait la pandémie

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Rattrapage du 10 mars : télétravail, le baseball en Atlantique et devenir maman de triplés pendant la pandémie

Devenir parents de triplets au moment où, il y a un an, frappait la pandémie

Maman de triplés en pleine pandémie

Denis et Rachel Comeau, qui elle tient trois bébés dans ses bras.
Rachel et Denis Comeau, et leurs triplés.PHOTO : Gracieuseté/ Rachel Comeau
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe - AcadiePublié le 11 mars 2021

Le 4 mars 2020, Rachel Comeau accouche de triplés; Daphnée, Olivier et Xavier. Nés prématurément, ses poupons sont admis pendant trois semaines à l'unité de soins néonatals intensifs de l'Hôpital de Moncton. Sept jours plus tard, la pandémie frappe. Un an après, elle témoigne de son expérience.

À partir du 14 mars, les grands-parents ne peuvent plus franchir les portes de l’unité de soins néonatals intensifs. Elle confie avoir vécu une montagne russe d’émotions durant ces premières semaines, s’ajustant à son nouveau rôle de maman de trois enfants et les nombreuses mesures sanitaires qui évoluent à l’hôpital. À un certain moment, elle craignait qu’un seul parent ne puisse rendre visite aux petits à la fois.

Veut, veut pas, c’est beaucoup d’émotions. C’est beaucoup de support moral que ça prend parce qu’ils te voient souffrir, ils te voient pleurer, ils te voient vivre tes émotions et il n’y a personne pour tenir ta main parce que tu n’as personne d’autre avec toi, décrit Rachel Comeau en confirmant qu’elle a pu compter sur l’appui des nombreuses infirmières.

Sortir de l’hôpital et la peur de la COVID-19

Trois bébés debout, s'appuient contre un sofa.

Daphnée, Olivier et Xavier.

Gracieuseté/Rachel Comeau

Après avoir reçu leur congé de l’hôpital, Daphnée, Olivier et Xavier, et leurs parents s’installent enfin à la maison. Mais l’inquiétude et le stress de la crise sanitaire s’ajoutent aux stresseurs déjà présents chez une mère et un père de bébés prématurés.

Pendant les premiers mois, Rachel n’osait même pas donner des bisous à ses bébés par peur de les mettre à risque.

« J’avais tellement peur de donner un bec à un de mes petits bébés, même sur le front parce que je me disais: ils sont vulnérables. »

— Une citation de  Rachel Comeau, maman de triplés

Avant la naissance des enfants, Rachel et son conjoint, Denis, ont planifié l’arrivée de leurs enfants et ont mis en place un réseau d’amis, membres de la famille et collègues qui viendraient leur prêter main-forte à la maison. La pandémie est venue bousiller leurs plans.

« Je disais à mon mari: “je ne sais pas si on va passer au travers? Comment on va faire ça? Je suis fatiguée. J’aimerais ça juste avoir quelqu’un pour prendre la relève pour me permettre de dormir”. »

— Une citation de  Rachel Comeau, maman de triplés

Dès la première semaine à la maison, Rachel se retrouve seule avec trois nouveau-nés. Étant travailleur autonome, son conjoint doit retourner au travail.

Trois bébés couchés dans leur chaise berçante.

Ces chaises berçantes ont beaucoup aidé Rachel Comeau lorsqu'elle se trouvait seule à la maison avec ses trois bébés.

Gracieuseté/Rachel Comeau

Bercer des bébés, changer des couches, aider avec le lavage et donner les biberons; avant la pandémie, elle s’imaginait recevoir l’aide de son réseau pour accomplir ces tâches.

Malgré tout, elle reconnaît la grande générosité de son entourage. On a été très choyés. La communauté, nos amis et nos collègues ont été formidables à nous fournir des couches, des mets déjà préparés. Ils laissaient ça sur le perron de porte, cognaient à la porte et partaient, explique Rachel Comeau.

D’après le reportage d’Anne-Marie Parenteau