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Améliorer la santé des peuples autochtones par la préservation des langues

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 17 septembre 2021

Améliorer la santé des peuples autochtones par la préservation des langues

Langue, jeunesse et santé mentale chez des Premières Nations

Un drapeau autochtone montrant 2 personnes dans une embarcation à rames.
Le drapeau wolastoqey rappelle le bagage historique de cette Première Nation dont la langue traditionnelle a été décimée au cours des derniers siècles. En même temps, il évoque les efforts de revitalisation qui sont en cours actuellement.PHOTO : CBC
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe - AcadiePublié le 20 septembre 2021

Le Conseil consultatif des Premières Nations du Nouveau-Brunswick veut que les langues autochtones soient protégées et officialisées afin de bénéficier à la santé mentale des enfants de ces communautés. Amélie Gosselin en a discuté avec Mélanie LeBlanc, professeure de sociolinguistique à l'Université de Moncton, campus d'Edmundston.

Cette recommandation fait partie d'un document (Nouvelle fenêtre) présenté au Défenseur des enfants, des jeunes et des aînés du Nouveau-Brunswick. On peut y lire que les langues Mi’kmaq, Peskotomuhkati et Wolastoqey devraient être reconnues de façon officielle et soutenues par les lois provinciales.

Selon Mélanie LeBlanc, il faut d'abord comprendre l'importance capitale accordée à la langue, non pas du point de vue occidental, mais de celui des Premières Nations.

« Les communautés autochtones sont des communautés de tradition orale. Tout ce qui est cérémonie, transmission de savoir, ça passe par la langue. Donc c’est important pour la revitalisation culturelle, et pour le bien-être aussi, justement, de miser sur les langues. »

— Une citation de  Mélanie LeBlanc, professeure de sociolinguistique à l'Université de Moncton, campus d'Edmundston

Selon Mélanie LeBlanc, l’une des façons d’obtenir cette reconnaissance passerait par le concept de langues nationales. Le Canada pourrait alors s’inspirer du statut de langue nationale dont jouit le romanche en Suisse, ou encore l’irlandais et le gaélic au Royaume-Unis.