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Faute de logement abordable, une artiste emménage dans une minivan

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Rattrapage du mardi 27 juillet 2021

Faute de logement abordable, une artiste emménage dans une minivan

Habiter dans sa fourgonnette pour fuir la hausse du prix des loyers

Stacy Arseneault assise dans sa fourgonnette avec son chat au bout d'une laisse.
Stacy Arseneault et son chat habiteront dans cette fourgonnette pendant un an.PHOTO : Gracieuseté/Stacy Arseneault
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe - AcadiePublié le 28 juillet 2021

Touchée par la hausse du prix des loyers, une jeune femme de Moncton a pris la décision de vivre une année complète dans sa fourgonnette. Cet été, Stacy Arseneault est en pleine préparation dans le but de rendre son séjour dans son véhicule agréable.

Accompagnée de son chat, Stacy Arseneault va habiter dans sa fourgonnette rouge de marque Ford. Elle a récemment fait l’achat du véhicule avec l’objectif d’y vivre. Il est isolé et comprend déjà un système de chauffage. J’ai un lit. Bien sûr, il manque quand même quelques éléments pour vivre dedans à plein temps donc je vais les ajouter, petit à petit, précise-t-elle.

« J’ai lu beaucoup sur le mode de vie, j’ai lu beaucoup sur qu’est-ce que les gens faisaient, avant même de commencer à faire ça. Je ne me lance pas là-dedans en ne sachant pas dans quoi je me lance. »

—  Stacy Arseneault, artiste en théâtre

Stacy Arseneault a l’intention de s’abonner à un centre sportif, lui donnant accès aux salles de bain et aux douches. Je me suis aussi acheté une toilette portative que je vais installer dans la vanne. Sinon, il y a beaucoup de toilettes publiques que je vais pouvoir utiliser aussi. Je vais être en camping à l’année!

Et où songe-t-elle garer son véhicule? L’artiste en théâtre ne prévoit pas se stationner à un endroit trop longtemps, voulant profiter de sa maison-sur-quatre-roues pour s’installer où ses contrats de travail se donneront.

Elle pourra compter sur les magasins Wal-Mart qui autorisent les véhicules récréatifs à s’installer pour la nuit dans leurs stationnements. Plusieurs membres de son entourage ont déjà proposé de l’accueillir dans leur cour.

Craintes, peurs et appui de son entourage

La famille et les amis de Stacy Arseneault appuient la démarche de la jeune femme, mais plusieurs ont des craintes, notamment avec l’approche de l’hiver.


Ma famille a plus peur qu’autre chose et je les comprends totalement. Les hivers canadiens par ici, ce n’est pas super chaud. Ça va être quand même assez particulier. Il y a beaucoup de crainte de mes amis aussi, beaucoup de peur, mais en même temps je n’ai pas le choix parce que [...] c’est trop cher de vivre dans un appartement. J’ai fait ce choix-là, explique-t-elle.

Sa plus grande peur : les bris mécaniques et avoir accès à la téléphonie cellulaire, confie-t-elle. Pour moi, ça va être vraiment côté sécurité, d’avoir toujours du réseau de téléphone, d’avoir mon téléphone proche quand je dors au cas où il arrive quelque chose. J’ai mon téléphone vraiment proche, je peux appeler les secours.

Stacy Arseneault debout devant sa fourgonnette avec son chat dans ses bras.

Stacy Arseneault s'est procuré une fourgonnette déjà isolée avec un système de chauffage.

Gracieuseté/Stacy Arseneault

Stacy Arseneault documente son périple sur les réseaux sociaux. Elle affirme que ce partage vient assouvir la curiosité de ses proches tout en lui donnant un appui. En même temps, ça m’offre une espèce de support, une espèce de plateforme que je peux dire aux gens autour de moi ce qui se passe. Les craintes que les gens ont autour de moi, je me dis que ça va probablement les faire comme : "OK, elle a quand même du chauffage dans sa vanne. OK, c’est correct."

Si je suis une femme célibataire et je n’arrive pas financièrement à Moncton, imagine une femme célibataire avec des enfants. Sans nécessairement le vouloir au début, Stacy Arseneault avoue que son expérience lui permet de passer un message politique. Ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de faire, mais c’est quelque chose que je n'ai pas eu le choix, moi, d’aller dans la vanne. En parlant comme ça, ça va faire réaliser aux gens autour de regarder ce que ç’a comme impact. Comme moi, je n’ai pas le choix de faire ça parce que sinon, je vais me ramasser à la rue. C’est ça qui va se passer.

Avec les informations d’Amélie Gosselin