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Début du contenu

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.

Six mythes sur la surconsommation d’alcool

Publié le 15 décembre 2020
Des verres de vin et de bières sur une table.
La pandémie pousse-t-elle certains vers une consommation problématique? PHOTO : Radio-Canada

À l'approche des Fêtes, les occasions de célébrer avec un verre ou deux deviennent plus fréquentes. Si l'alcool peut avoir des effets agréables, une consommation trop importante peut aussi causer bien des ennuis. Le directeur général d'Éduc'alcool, Hubert Sacy, déboulonne six mythes sur la surconsommation d'alcool.

Mythe 1 : pendant le confinement, l’alcool peut aider à combattre la solitude, l’isolement et le stress

Le directeur général d’Éduc’alcool confirme qu’une consommation modérée d’alcool est effectivement agréable. Mais il précise que pour chasser la solitude, l’alcool n’est pas la solution.

« Lorsqu’on est dans le trou, angoissé, souffrant de solitude, l’alcool n’est pas un bon ami. C’est un très mauvais ami. »

—  Hubert Sacy, directeur général, Éduc’alcool

Votre meilleur ami lorsque vous souffrez de solitude ce sont vos amis. Votre meilleur ami lorsque vous souffrez de solitude, c’est de prendre l’air, de marcher, de respirer, de parler à des gens, de parler avec des personnes de votre famille. Je sais qu’on a très peu d’occasions de se voir de près, mais il existe des moyens technologiques qui le permettent, ajoute-t-il.

Un homme en tenue hivernale dans la rue.

Hubert Sacy est directeur général d’Éduc’alcool.

CBC Ottawa

Mythe 2 : quand je prends de l’alcool, je me sens plus à l’aise avec les autres

Hubert Sacy confirme que l’alcool peut effectivement avoir cet effet, tout en ajoutant un important bémol. C’est exact du moment où on consomme avec modération. Par contre, lorsqu’on abuse de l’alcool, là on obtient un effet contraire à celui que l’on recherche.

Il donne l’exemple d’une rencontre avec quelqu’un que l’on trouve de notre goût. Prendre un verre, ça peut peut-être détendre un peu l’atmosphère, faire tomber des inhibitions et faciliter les contacts humains. Mais quand on a trop bu, on n'est plus capable de décoder ce que les autres nous disent et on va très mal interpréter ce que l’on est en train de nous dire. On peut obtenir l’effet exactement opposé à celui qu’on recherchait.

Mythe 3 : on s’enivre plus facilement avec des spiritueux

À cet effet, il partage une importante formule :  un verre, c’est un verre, c’est un verre, c’est un verre.

En énumérant le verre standard de différents alcools, comme la bière, le vin, le cidre et le spiritueux, Hubert Sacy explique que c’est l’alcool qui saoule, ce n’est pas le produit qui entoure l’alcool.

Mythe 4 : prendre une bonne douche froide ou un café permet de dégriser plus rapidement

Si on prend une douche froide, on va dégriser peut-être plus proprement, mais pas plus rapidement. Si on boit du café, on va dégriser avec un goût différent dans la bouche, mais exactement à la même vitesse, répond le directeur général d’Éduc’alcool avec humour.

« Il faut savoir que 95% de l’alcool que vous prenez va être métabolisé par le foie et le foie, peu importe la boisson que vous buvez, peu importe la vitesse à laquelle vous buvez, peu importe comment vous buvez ou à quelle heure, il métabolise systématiquement entre 15 et 17 milligrammes d’alcool, point final. »

—  Hubert Sacy, directeur général, Éduc’alcool

Mythe 5 : l’alcool aide à bien dormir

Hubert Sacy y trouve du vrai et du faux dans cette affirmation. Après avoir consommé trois ou quatre verres, il souligne que l’alcool peut effectivement aider à bien dormir, mais seulement durant la première heure de sommeil. Au début, le premier cycle de sommeil, vous êtes assommé, vous dormez. Après ça, l’alcool va nuire terriblement à la qualité de votre sommeil.

« Si bien qu’au bout de la nuit, vous allez avoir passé une bien plus mauvaise nuit que si vous aviez consommé modérément de l’alcool et que vous vous étiez limité aux niveaux recommandés. »

—  Hubert Sacy, directeur général, Éduc’alcool

Mythe 6 : faire un janvier sec va compenser pour la surconsommation au mois de décembre

Un homme accoté à un bar avec des bouteilles d'alcool.

En 2018, 19 % des Canadiens âgés de 12 ans et plus ont déclaré des consommations d’alcool pouvant être considérées comme étant abusives, selon Statistique Canada.

iStock / South_agency

Si quelqu’un n’a pas envie de boire d’alcool, qui ne boit pas pendant une journée, une semaine, un mois, une année ou une vie, c’est tout à fait correct. Personne n’a besoin de justifier pourquoi elle ne boit pas d’alcool. Mais s’imaginer qu’il y a un phénomène compensatoire, c’est faux, explique-t-il clairement.

Hubert Sacy reprend cette phrase répétée à maintes et maintes reprises, la modération a bien meilleur goût. On aura beau prendre ça sous n’importe quel angle, se poser n’importe quelle question, essayer de tourner la difficulté de n’importe quelle manière, il reste une règle fondamentale, c’est que la modération a bien meilleur goût.

« L’alcool peut être un produit agréable s’il est consommé à l’intérieur des limites recommandées et peut causer des dégâts considérables s’il est consommé de manière abusive ou excessive. »

—  Hubert Sacy, directeur général, Éduc’alcool

Avec les informations d’Amélie Gosselin