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L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Rattrapage du lundi 22 juin 2020

L'impact de la sécheresse sur les insectes et les techniques agricoles

La sécheresse perturbe les écosystèmes en Atlantique

Publié le 23 juin 2020
Gaétan Moreau photographié en contre-plongé, avec des herbes hautes en avant-plan.
Gaétan Moreau, professeur d'écologie des insectes à l'Université de Moncton.PHOTO : Radio-Canada

Gaétan Moreau, professeur au département de biologie de l'Université de Moncton a remarqué une baisse significative des insectes et autres pollinisateurs dans la région du sud-est du Nouveau-Brunswick. Les températures trop élevées pour la saison et un manque de précipitations ces dernières semaines ont des impacts négatifs sur la flore et donc sur la faune qui en dépend.

Les mouches et les maringouins, par exemple, vivent dans les endroits humides, proche de l’eau. La rareté de ces insectes signifie en contrepartie moins de nourriture pour les oiseaux, les poissons et les amphibiens.

Gaétan Moreau souligne que les mois de mai et de juin sont d’habitude pluvieux et favorables aux plantations pour les cultivateurs de la région. Les prévisions dues aux changements climatiques favorisent même un temps chaud et humide au Canada atlantique.

« Retrouver une phase excessivement sèche, surtout dans une période où généralement c’est très très humide, c’est inhabituel. »

—  Gaétan Moreau, professeur au département de biologie de l'Université de Moncton

Le chercheur ajoute que c’est pour cela que les agriculteurs sont pris par surprise actuellement : Par exemple dans mon cas on a des projets sur le chanvre. C’est une nouvelle culture, vraiment intéressante avec plein de portées alimentaires, mais aussi au niveau de la production de la fibre qui peut servir à plein de choses. Mais le problème c’est qu’on n’arrose pas cette plante normalement... ce sont des immenses champs et d’habitude on sait qu’on a de la pluie au printemps. Mais cette année c’est une horreur, une hécatombe, toutes les zones de production sont en train de mourir ou n’ont pas eu de croissance.

Gaétan Moreau souligne cependant qu’il ne faut pas s’imaginer qu’on n’aura pas de moustiques de l’été, dès qu’il y aura un peu de pluie, certaines espèces vont revenir. Par contre, il faudra surveiller le stress hydrique sur la forêt et les plantes sèches qui affectent ceux qui se nourrissent d’elles ou qui en ont besoin pour leur développement.