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L'heure de pointe Acadie, ICI Première.

La voix des anciens du Collège St-Joseph de Memramcook 

Publié le 3 mai 2021
Le cinéaste Chris Leblanc est assis à côté de sa caméra et il pose des questions à Bernard Poirier, ancien du college Saint-Joseph à l'intérieur de l'église Notre-Dame de Lourdes
Le cinéaste Chris Leblanc en entrevue avec Bernard Poirier, finissant de la classe de 1957 au collège Saint-Joseph de Memramcook. Église Notre-Dame de Lourdes. PHOTO : courtoisie société culturelle de la Vallée de Memramcook

Un projet de documentaire est en cours, afin de sauvegarder la mémoire, les témoignages et les anecdotes, de ces bâtisseurs de l'Acadie moderne.

Première institution d'enseignement supérieur francophone dans les Maritimes, le Collège Saint-Joseph de Memramcook a été fondé en 1864 par le père Camille Lefebvre de la Congrégation de Sainte-Croix.

Cet outil indispensable pour la prise en charge de leur avenir par les Acadiens, s’est maintenu jusqu’à la fondation de l’Université de Moncton en 1963.

Pendant plus de cent ans, le collège a formé les esprits les plus brillants. Ils sont devenus membres de l’élite intellectuelle, politique, artistique et judiciaire, et ont contribué au rayonnement de l’Acadie. Ils se nomment Roméo Leblanc, Léonard Forest, Melvin Gallant, Bernard Jean, Pascal Poirier entre autres.

C'est certain que même ceux qui sont passés par là, un moment donné t'oublie l'importance que l'Université Saint-Joseph a joué dans le développement de l'Acadie, explique Bernard Poirier.

À partir de 1967, Bernard Poirier a travaillé pendant 17 ans au bureau du premier ministre du Nouveau-Brunswick, occupant des postes clé pour les gouvernements de Louis J. Robichaud et Richard Hatfield. Il a entre autre été nommé commissaire aux langues officielles en 1974. Bernard Poirier a egalement contribué à l'épanouissement de la communauté francophone de Fredericton, mettant sur pied toutes les infrastrutures actuelles comme la Caisse populaire, les chevaliers de Colomb, le centre scolaire communautaire Sainte-Anne, dont la salle de spectale porte son nom.

C'est avec ce devoir de mémoire que la société culturelle de La Vallée de Memramcook, en collaboration avec le ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick, a entrepris un projet pour sauvegarder ce patrimoine non bâti, ce que les historiens décrivent comme patrimoine intangible.

Le cinéaste Chris LeBlanc, acclamé pour ses films (Libérateur libéré, 2001, Les larmes du Lazarêt, 2003 et La légende de Bricklin, 2005) lui-même originaire de Memramcook, a commencé à filmer les témoignages des anciens du Collège Saint-Joseph.

« Ce sont tous des trésors, des personnes accomplies qui veulent léguer un message. J’ai l’impression d’être un confesseur privilégié de ces gens-là »

—  Chris Leblanc, cinéaste
Le cinéaste Chris Leblanc pose en compagnie de deux anciens du collège Saint-Joseph, Bernard Poirier et Jean Gaudet.

De gauche à droite: Bernard Poirier ancien du collège St-Joseph, le cinéaste Chris Leblanc, Jean Gaudet ancien du collège Saint-Joseph. Église Notre-Dame de Lourdes.

Courtoisie société culturelle de la Vallée de Memramcook.

Le cinéaste y voit aussi une occasion de plonger dans l’histoire de Memramcook et de faire revivre une époque qui n’existe plus. Les magasins de l’époque, le restaurant du coin chez Madame Sarah, les gens qui prenaient le train pour aller travailler à Moncton par exemple.

Chris Leblanc explique que cette histoire doit être racontée. Selon lui, les plus jeunes générations d’acadiens ne connaissent pas ces bâtisseurs et tiennent pour acquis plusieurs des institutions qu’ils ont contribué à fonder, délaissant même certaines d’entre elles.

Tu parles à l'architecte de la Ville de Moncton, des juges, des maires, un commissaire aux langues officielles... faut prendre conscience qu'ils ont oeuvré toute leur vie à créer des outils indispensables dont on bénéficie tous aujourd'hui, explique Chris LeBlanc.

D'après le reportage de Anne-Marie Parenteau