•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
L'heure de pointe Acadie, ICI Première.
Rattrapage du 2 mars : rendez-vous de la francophonie, érable rouge et jour de tempête en Atlantique

Promenade en forêt avec Aaron Shantz : l'érable rouge et son syrop

La résilience de l’érable rouge

Publié le 4 mars 2021
Une branche de feuilles d'érable rouge.
La feuille de l'érable rouge ressemble beaucoup à la feuille de l'érable à sucre.PHOTO : Pixabay

Il est le premier à fleurir au printemps et le plus flamboyant à l'automne; l'érable rouge est l'un des arbres les plus communs de la forêt acadienne. Le chroniqueur et cueilleur sauvage, Aaron Shantz, présente cet arbre qu'il décrit comme étant l'arbre du futur.

Il est non seulement devenu l’arbre commun de la forêt acadienne, mais aussi de tout l’est de notre continent. De la Floride jusqu’à Terre-Neuve. C’est pas mal impressionnant.

L’érable rouge, que l’on nomme également le plaine, produit de petits fruits, les samares. La graine est dans une petite capsule avec une aile attachée. Quand on était petit, on jouait souvent avec [...] ça faisait l’hélicoptère en descendant. Le plaine est l’une des espèces qui font ça, explique Aaron Shantz.

La feuille de l’érable rouge comprend de trois à cinq lobes et en été, le dessus de la feuille est de couleur vert clair tandis que le dessous est plus blanchâtre.

« Ça ressemble à la feuille d’érable du Canada, mais l’érable rouge, les feuilles sont dentées irrégulièrement. Au contraire de l’érable à sucre où c’est lisse. »

—  Aaron Shantz, chroniqueur et cueilleur

L’érable rouge, l’arbre

Comme il a l’habitude, le chroniqueur aime toujours attribuer une personnalité aux arbres qu’il rencontre. Dans le cas de l’érable rouge ou du plaine, Aaron Shantz le compare à l’Inspecteur Gadget pour sa débrouillardise et sa capacité d’adaptation. Le plaine a tellement de petites astuces pour survivre dans notre climat.

Avant la colonisation de la forêt acadienne, l’érable rouge se trouvait surtout le long des ruisseaux, dans les crêtes des collines et dans les endroits secs, humides ou marécageux.

« Au fil du temps, le plaine s’est adapté et a préparé une façon de surmonter toutes sortes de défis écologiques. »

—  Aaron Shantz, chroniqueur et cueilleur

Quand on est venu et qu’on a bûché toutes les vieilles forêts et aussi, on a commencé à perdre nos frênes, nos châtaigniers, nos ormes à la maladie, c’est le plaine qui a tout d’un coup commencé à vraiment agressivement à prendre leurs places, relate Aaron Shantz.

L’érable rouge est capable de changer sa croissance selon l’endroit où il se trouve. Si la graine tombe dans un endroit où il fait très sec, il va se faire des racines profondes. Si c’est très mouillé, il va étaler ses racines. Il est même capable de changer le moment de sa croissance de plusieurs semaines pour survivre à un extrême climatique.

Producteur de sirop d’érable

Tout comme l’érable à sucre, l’érable rouge produit aussi du sirop d’érable. Son bois, par contre, est moins dur et donc, est plus difficile à travailler. Aaron Shantz explique que la saison des sucres de l’érable rouge est plus courte. On l’utilise beaucoup pour le sirop d’érable artisanal, ajoute-t-il.

L'écorce d'un arbre.

L'écorce de l'érable rouge mature est plus dentelée.

Gracieuseté/Aaron Shantz

Aaron Shantz conseille de faire bouillir l’eau de l’érable rouge pendant quatre minutes et de la placer ensuite au réfrigérateur.

D’après la chronique d’Aaron Shantz