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Les avantages et les inconvénients d’une privatisation de la vente d’alcool

L'Actuel, ICI Première.
Rattrapage du mardi 29 novembre 2022

Les avantages et les inconvénients d’une privatisation de la vente d’alcool

Comment se fait la vente d'alcool dans les différentes provinces?

Un homme dont le bras est tatoué scanne une bouteille d'alcool à la caisse.
Les produits alcoolisés en province se retrouvent pour le moment essentiellement entre les murs des Liquor Mart, les magasins gérés par la Société des alcools et des loteries du Manitoba. PHOTO : Radio-Canada / Martin Thibault
L'Actuel, ICI Première.
L'actuelPublié le 30 novembre 2022

Le gouvernement progressiste-conservateur du Manitoba souhaite élargir l'éventail de produits alcoolisés que peuvent vendre les vendeurs de vins et les magasins de vin spécialisés, particulièrement en matière de fort et de spiritueux. Un spécialiste compare le fonctionnement des différentes provinces et note les avantages et les inconvénients d'une privatisation de ce marché.

Le projet de loi 9 suggéré par le gouvernement modifierait la loi sur la réglementation des alcools, des jeux et du cannabis et la loi sur la Société manitobaine des alcools et des loteries.

Les produits alcoolisés en province se retrouvent pour le moment essentiellement entre les murs des Liquor Mart, les magasins gérés par la Société des alcools et des loteries du Manitoba.

Simon Tremblay Pépin, professeur agrégé de l'Université Saint-Paul à Ottawa et chercheur associé à l'institut de recherche et d'information socioéconomiques (IRIS) explique que d'une province à l'autre au pays, les systèmes de vente sont multiples.

« Dès les années 20 et les années 30, les provinces ont toutes eu des façons distinctes de gérer la prohibition », affirme M. Tremblay Pépin, aussi co-auteur du livre Du vin et des jeux chez Lux éditeur.

Par exemple, le Québec détient un monopole d'État, l’Alberta offre une privatisation du marché, la Colombie-Britannique opte pour un système hybride et au Nouveau-Brunswick, la bière a fait son apparition en épicerie il y a trois ans à peine.

Les revenus sont un des avantages de laisser la vente entre les mains de la province, selon Simon Tremblay Pépin.

« [Le gouvernement] perçoit de l’argent sur les dividendes que réalise une société d'État, comme c’est le cas au Manitoba. On parle de dividendes d’environ 300 millions annuellement si je ne m’abuse. »

« Alors quand l'État choisit de privatiser une partie ou la totalité de ces détaillants publics, il dit adieu à ces profits faits par les dividendes. »

En même temps, Simon Tremblay Pépin précise qu’avec la privatisation de la vente d'alcool, le gouvernement récupère quand même la taxe de vente pour tout achat d'alcool dans des magasins privés.