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Éthique et tensions en lien avec le port du masque

L'Actuel, ICI Première.
Rattrapage du mardi 15 mars 2022

Éthique et tensions en lien avec le port du masque

La philosophie éthique derrière le choix du port du masque

Une femme asiatique portant un masque achète des aliments dans un supermarché. Elle tient son cellulaire dans une main. Elle regarde les prix des aliments sur les étagères.
Une femme portant un masque achète des aliments dans un supermarché. PHOTO : Getty Images / hxyume
L'Actuel, ICI Première.
L'actuelPublié le 16 mars 2022

La province du Manitoba abandonne l'obligation du port du masque, mais reconnaît toujours son importance pour limiter la propagation du virus. Le professeur de philosophie à la retraite à l'Université de Saint-Boniface Taïb Soufi offre des pistes de réflexion concernant ce choix du port du masque.

Les gens se retrouvent avec la possibilité de choisir s'ils portent ou non le masque.

« Il y a à considérer ici un équilibre entre les droits et les devoirs, » soulève Taïb Soufi.

Selon lui, la question relève du « bon sens » : le masque réduit la propagation du virus. Taïb Soufi se demande donc pourquoi une personne voudrait refuser cette protection.

« J’ai le droit de me protéger et de protéger les autres, par conséquent, mon devoir est de prendre les mesures sanitaires qui se présentent à moi pour protéger ma santé. Et ça, ça fait partie du bon sens. »

Taïb Soufi croit que la liberté a des limites.

« En ce qui concerne ceux qui disent que c'est ma liberté de porter ou de ne pas porter, lorsqu’il s’agit d’un danger, ma liberté se limite là où celle de l’autre commence, comme on dit. »

— Une citation de  Taïb Soufi, professeur de philosophie à la retraite à l’Université de Saint-Boniface

« C’est vrai que nous sommes libres et ce qui nous rend libres c’est la raison. Et pour être libre, il faut être raisonnable. Et la raison nous pousse à équilibrer les droits et les devoirs », affirme-t-il.