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L'Actuel, ICI Première.
L'Actuel, ICI Première.
Rattrapage du mardi 11 août 2020

Faire de l’art et de la créativité son métier, Aline Halischak

Agir comme un « pont » pour rendre l’art accessible aux petits comme aux grands

Publié le 11 août 2020
Aline Halischak avec un homme et deux enfants devant une rivière.
L'éducatrice au Musée des beaux-arts de Winnipeg Aline Halischak cherche à rendre l'art accessible aux petits comme aux grands.PHOTO : Aline Halischak

Aline Halischak dit s'être rendu compte dans sa jeunesse que l'art faisait partie d'elle-même. « C'est juste qui tu es », indique la native de Saint-Malo, qui s'est aperçue laisser des « traces d'art tout au long de [sa] vie, partout où [elle] allai[t] ».

C’est ainsi qu’elle a cherché à poursuivre ses études en arts visuels, une décision qui a suscité un certain scepticisme de ses parents, qui doutaient de la carrière qu’elle pourrait ensuite avoir.

À cela, Aline Halischak rétorque que « si tu as de la passion [...], il va y avoir une place pour toi dans le domaine des arts », qu’il s’agisse d’arts visuels, de danse ou de musique, par exemple. Les gens passionnés, « on les recrute », déclare-t-elle avec assurance.

Le défi d’étudier les arts visuels en français s’est néanmoins présenté pour la jeune Aline Halischak, qui a finalement choisi de poursuivre sa formation à l’Université du Québec à Montréal. Cet exil, dit-elle, pouvait lui permettre d’« ensuite rendre disponibles ces concepts d’arts visuels, et même le vocabulaire en arts visuels, à la francophonie ici au Manitoba ».

Ce souci de la transmission du savoir, elle l’honore maintenant dans son métier, en tant que coordonnatrice des programmes et de l’apprentissage au Musée des beaux-arts de Winnipeg (WAG). Avec son travail, elle cherche à rendre les expositions, leur contenu comme leurs concepts, accessibles à tous, agissant comme un « pont » entre les oeuvres et les différents publics (enfants, adolescents, adultes), illustre-t-elle.

Chaque exposition a sa « clé », croit-elle. Aline Halischak explique qu’elle adapte sa démarche pédagogique à l’artiste, aux concepts convoqués, aux oeuvres, de même qu’au public visé.

L’éducatrice dit rêver d’une grande exposition d’artistes franco-manitobains contemporains, qui réunirait par exemple les Dominique Rey, Mélanie Rocan ou Émilie Lemay. « Ça serait vraiment beau [...] de voir la francophonie valorisée ici au Musée des beaux-arts de Winnipeg », fait-elle en concluant.