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Le gel des droits de scolarité inquiète les institutions postsecondaires

Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 23 mars 2022

Le gel des droits de scolarité inquiète les institutions postsecondaires

Le gel des droits de scolarité inquiète les institutions postsecondaires

Une enseigne pour inciter les étudiants à faire une demande d'admission à l'Université de l'Ontario français.
Une enseigne pour inciter les étudiants à faire une demande d'admission à l'Université de l'Ontario français.PHOTO : Radio-Canada / Jonathan Bouchard
Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17Publié le 23 mars 2022

Le gouvernement de l'Ontario a annoncé mercredi matin qu'il prolonge en 2022-2023 le gel des droits de scolarité pour les collèges et universités. Cette mesure a été instaurée au début de la pandémie pour aider les étudiants et les familles.

François Hastir, directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), affirme qu’il s’agit a priori d’une bonne nouvelle pour ses membres.

C’est un premier pas, compte tenu de la COVID-19, mais aussi de l’inflation, affirme-t-il.

M. Hastir estime toutefois que le gel met de la pression sur les collèges et universités, qui sont privés d’une hausse de revenus.

Ils doivent notamment se tourner vers les étudiants de l’extérieur de la province, qui ne sont pas concernés par le gel des droits de scolarité.

Gilles Fortin, vice-recteur à l’administration à l’Université de l’Ontario français (UOF), admet qu’il y a un équilibre fragile.

« On se retrouvera avec un problème d’élasticité de l’offre et de la demande, si on dépasse un certain seuil, on n’aura peut-être pas les étudiants et ça risque de faire boule de neige et briser les revenus qu’on pourrait obtenir. »

— Une citation de  Gilles Fortin, vice-recteur à l’administration à l’UOF

M. Fortin note qu’en absence de revenus suffisants, les universités doivent prendre des décisions difficiles quant aux cours et services qu’ils peuvent offrir.

Les inquiétudes sont semblables du côté de l’Université d’Ottawa, selon une réponse écrite de Patrick Charette, directeur des communications stratégiques.

Nous sommes conscients des diverses pressions, incluant financières, avec lesquelles nos étudiantes et étudiants doivent composer et nous déployons tous les efforts pour rendre l’éducation postsecondaire la plus accessible possible, tout en veillant à la stabilité financière de notre université, écrit-il.

Il indique que l’Université tiendra compte du gel pour finaliser son budget pour 2022-2023.

Dans une réponse écrite, Liz Tuomi, la porte-parole de la ministre des Collèges et Universités, Jill Dunlop, rappelle que le gouvernement a pris des mesures pour réduire le fardeau des étudiants.

Elle ajoute que l’Ontario investit plus de 5 milliards de dollars par année directement dans les collèges et universités, en plus d’un soutien ponctuel pour les aider à faire face à la COVID-19.