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Entretien avec Robert Haché, recteur de l'Université Laurentienne

Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du mardi 14 septembre 2021

Entretien avec Robert Haché, recteur de l'Université Laurentienne

Robert Haché sur la défensive quant à sa gestion de la crise à l'Université Laurentienne

Robert Haché devant une grande table dans une salle de réunion
Le recteur et vice-chancelier de l'Université Laurentienne, Robert Haché.PHOTO : Université Laurentienne
Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17Publié le 14 septembre 2021

Le recteur Robert Haché renoue le dialogue avec les journalistes depuis que l'Université Laurentienne s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) en février dernier. Il maintient que c'était la seule option pour l'administration de l'institution postsecondaire.

Si l’Université Laurentienne ne s’était pas placée sous la protection de la LACC, elle aurait été forcée de fermer ses portes le 31 janvier 2021, explique celui qui est entré en fonction en février 2019. Robert Haché soutient qu’il savait que des défis financiers l'attendaient en prenant les rênes de l’institution, mais qu’il était loin de se douter de l’ampleur de la situation.

Robert Haché n’a pas accordé d’entrevue aux médias depuis que l’institution s’est placée sous la LACC, il a toutefois fait face aux questions de la communauté en mai dernier.

À l’émission Jonction 11-17, l’animateur Éric Robitaille l’a d’abord talonné sur la question de la transparence notamment avec le corps professoral. Robert Haché se défend d’avoir été le plus transparent possible au sujet des défis financiers.

« Nous avons été aussi transparents que nous pouvions l’être. »

—  Robert Haché, recteur de l'Université Laurentinne

Le recteur admet du bout des lèvres que les investissements en infrastructure de ses prédécesseurs font partie des causes ayant mené à l'insolvabilité de l’Université. Il refuse de commenter les chiffres obtenus par Radio-Canada lors d’une étude indépendante des finances de l’établissement pour comprendre les origines d'insolvabilité de l'institution prétextant ne pas les avoir sous les yeux.

Pas de coupe « disproportionnée » dans les programmes en français

Sur la question des programmes en français, Robert Haché rejette l’affirmation que les programmes en français ont été visés de façon « disproportionnée ». En avril dernier, l’Université a supprimé 69 programmes, dont 28 en français. Le recteur stipule que les programmes en anglais et en français ont été soumis au même processus de viabilité basé sur le choix des étudiants et les inscriptions.

Il ajoute que 10 des 28 programmes en français ayant été abolis n’avaient eu aucun étudiant dans les quatre dernières années et que les 18 restants cumulaient un total de 160 étudiants au cours de ces mêmes années. Il confirme que les subventions gouvernementales dédiées aux programmes francophones ont été prises en compte dans cette décision. Il indique que la décision a été difficile à prendre.

« Je comprends l'inquiétude de la communauté [francophone]. Je comprends la rage de la communauté. »

—  Robert Haché

Robert Haché évite de se prononcer sur le projet de l'Université de Sudbury qui tente de devenir une institution autonome gérée par et pour les francophones. Il se contente de réaffirmer le souhait de l’Université Laurentienne de continuer à desservir les francophones du Nord de l’Ontario. Le recteur se dit prêt à travailler pour regagner la confiance de la communauté francophone.