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Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 29 avril 2021

Entretien avec le sociologue sudburois François Boudreau

La « gifle au visage » de la Laurentienne d’un point de vue sociologique

Publié le 30 avril 2021
Portrait de François Boudreau.
Le sociologue François BoudreauPHOTO : François Boudreau

Cette semaine à la rencontre « personnalité » le sociologue sudburois, François Boudreau, retrace son parcours nord-ontarien et international, et ses multiples combats pour la justice sociale.

Il en profite pour aborder les conséquences de la restructuration de l'Université Laurentienne sur sa fin de carrière nord-ontarienne et sur la communauté.

Lorsque le professeur de sociologie a appris à quel point l’université était mal en point financièrement, il a décidé de prendre sa retraite deux ans plus tôt afin de contribuer à alléger le fardeau financier de l’établissement. Le 12 mars, on lui a confirmé que sa demande avait bien été reçue et acceptée. Toutefois, un mois plus tard, M. Boudreau s'est fait mettre à pied six semaines avant sa dernière journée de travail.

C'est une gifle au visage. Une porte qui m'est fermée au nez. Moi qui mettais un terme à 32 ans de carrière d'investissements, de temps et [d’émotions] dans l’Université Laurentienne pour former nos jeunes dans le nord de l’Ontario, raconte le professeur.

« Je me suis senti comme un vieux chausson sale dont on se débarrasse. »

—  François Boudreau, professeur de sociologie

Prenant un peu de recul, M. Boudreau analyse aussi les causes et les conséquences de cette restructuration d’un point de vue sociologique.

Selon lui, les causes sont assez évidentes : entre autres, une mauvaise gestion et trop de dépenses en modernisation. Ardent militant de la justice sociale, il ne perd pas espoir pour la suite des choses. Le sociologue favorise la lutte pour une université par et pour les francophones et les autochtones.

D'abord et avant tout, l’institution joue ce rôle de créer et former un leadership et de créer des endroits pour que les esprits viennent se rencontrer pour affirmer cette identité collective. C’est ça qui est en jeu, dit-il.

Le professeur ajoute que c’est pour cette raison que la communauté se mobilise et que les gouvernements devraient appuyer les efforts de construction d'une université française dans le nord de l’Ontario.

Cette entrevue a été présentée en deux parties

Partie 1
Partie 2