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Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du lundi 8 mars 2021

Un entretien avec la célèbre chanteuse, Nathalie Simard

Nathalie Simard : soutenir les victimes d’agression sexuelle

Publié le 9 mars 2021
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Nathalie SimardPHOTO : Radio-Canada / Andre-Pier Berube

Les victimes doivent se libérer par la parole et arrêter de craindre qu'elles vont « briser des vies » en dénonçant les agresseurs. C'est ce qu'affirme Nathalie Simard. Voilà le message qu'elle veut transmettre aux personnes victimes de violence.

La célèbre chanteuse devait visiter l'an dernier cinq villes nord-ontariennes dans le cadre des célébrations des 25 ans du centre Victoria, organisme qui vient en aide aux femmes victimes de violence. L'événement avait été remis en raison de la pandémie et sera finalement présenté les 8 et 9 mars via Zoom.

Au milieu des années 2000, Nathalie Simard réussit à piéger et enregistrer les aveux de son agresseur Guy Cloutier. Celui-ci était son impresario et l’avait abusé sexuellement à plusieurs reprises.

« Ça n’a pas de bon sang, comment cet homme a osé abuser du petit corps d’un enfant. »

—  Nathalie Simard

La guérison, un long processus

Elle précise que ce n’est ni au moment de la dénonciation ni lors de la condamnation de l’agresseur que se fait la guérison, ce n’est que le début du processus. Aller chercher de l’aide psychologique, ce n’est pas de la folie, c’est de l’intelligence pour les victimes d’agression, ajoute la chanteuse.

Nathalie Simard dit avoir choisi le bonheur et le partage de son histoire, d’abord en pensant à sa propre fille, mais aussi pour passer le message aux prochaines générations de femmes qu’il ne faut jamais perdre le contrôle de leur vie au profit de qui que ce soit.

La chanteuse et conférencière considère qu’une situation tue les femmes abusées dans le système judiciaire, c’est le principe du hors de tout doute raisonnable. D'où l'importance, selon elle, de la sensibilisation et de l’éducation sexuelle en très jeune âge pour donner des outils aux femmes qui dénoncent une agression.

Elle recommande aux femmes de ne pas attendre pour signaler le crime immédiatement après une agression et de demander aux policiers ou aux hôpitaux l’utilisation de la trousse médico-légale pour prélever l’ADN de l’agresseur, maximisant ainsi les chances d’avoir gain de cause devant les tribunaux.