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Santé mentale :  tabou auprès des communautés noires

Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 11 novembre 2020

Santé mentale :  tabou auprès des communautés noires

« La santé mentale, c’est pas qu’un problème de blancs »

Lucia Ravoaraharison s'accote sur un mur de briques.
« Pourquoi la maladie mentale devrait seulement être associée au fait d’être blanc ou noir? » se questionne Lucia Ravoaraharison face aux préjugés sur la santé mentale qui demeure dans la communauté noire.PHOTO : Gracieuseté de Lucia Ravoaraharison
Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17Publié le 12 novembre 2020

Comment être attentif à sa santé mentale lorsque l'on a peur d'être traité de fou? Mieux vaut ignorer la douleur par peur des préjugés, pensait Lucia Ravoaraharison avant d'être encouragée à demander de l'aide.

Du point de vue africain, [la santé mentale] est dévalorisée. C’est un sujet tellement tabou qu'on n’en parle pas du tout, selon la jeune Malgache Lucia Ravoaraharison.

Lucia est née à Madagascar et a grandi en Côte d’Ivoire avant d'atterrir, il y a quelques années, à Sudbury pour suivre des études universitaires.

« Il faut parler de [la santé mentale], il ne faut pas la négliger. C’est quelque chose qui devrait être enseigné, surtout à nos générations plus jeunes qui sont plus ouvertes. »

— Une citation de  Lucia Ravoaraharison

Après un accident, Lucia a sombré dans la dépression.

Je criais, j’avais des cauchemars, mais je refoulais ça, se remémore la jeune vingtenaire qui a préféré ignorer les symptômes plutôt que d’être perçue comme folle par ses proches en allant voir un psychiatre.

« Dès que tu vas voir un psychiatre, on va te dire « Tu es fou? » »

— Une citation de  Lucia Ravoaraharison

La dépression ce n’est pas de la folie, c’est juste une maladie qui devrait être traitée en tant que telle, comprend alors Lucia après une première consultation médicale.

Lorsque l’étudiante tente d’alerter ses amis au sujet de leur santé mentale, elle se retrouve souvent confrontée au déni.

On me répond « mais non, je suis trop fort pour ça » ou bien « je ne suis pas blanc ». Pourquoi la maladie mentale devrait seulement être associée au fait d’être blanc ou noir? interroge Lucia Ravoaraharison.