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Les effets du confinement durs à avaler pour une entrepreneure de Sudbury

Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 18 mars 2020

Les effets du confinement durs à avaler pour une entrepreneure de Sudbury

La crise sur le gâteau de Justine Martin

Justine se tient derrière le comptoir de son commerce.
La pâtisserie Guilty Pleasures de Justine Martin a pignon sur rue au centre-ville de Sudbury. PHOTO : Radio-Canada/CBC / Sandy Siren
Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17Publié le 18 mars 2020

Malgré ses talents en pâtisserie, Justine Martin subit elle aussi les conséquences de la crise sanitaire mondiale. La Sudburoise a ouvert sa pâtisserie il y a deux ans.

Celle qui a notamment été couronnée comme étant la meilleure designer de gâteau de mariage au Ontario Wedding Awards 2020 connaît une baisse de ses revenus depuis la flambée de la COVID-19 et de l’appel au confinement. La moitié de ses commandes ont été annulées dans la dernière semaine.

La propriétaire de Guilty Pleasures offre un service de livraison à domicile sans contact humain de certains produits. Autrement dit, son conjoint dépose les boîtes sur le porche des clients avant d’envoyer une notification via les appareils mobiles. Ce modèle de contingence lui permet d’aller chercher environ 10 % de ses revenus habituels et de ne pas mettre la clef sous la porte.

Selon ses calculs, Justine Martin prévoit avoir suffisamment de liquidité pour trois semaines. Elle s’estime dans une bien meilleure posture que d’autres commerçants et restaurateurs du centre-ville de Sudbury à qui elle a parlé. L'inquiétude est papable, selon elle.

Comme elle est seule derrière ses fourneaux, les mesures d’aide annoncées par le gouvernement fédéral mercredi matin ont peu d’impact sur son entreprise. Le report du paiement des impôts dus à la fin du mois d’août lui permettra de respirer temporairement. Elle espère toutefois des mesures à plus long terme pour les petites entreprises comme la sienne.

Les mesures de protection pour ceux qui ne bénéficient pas de l'assurance-emploi sont encourageantes. Elle s’interroge toutefois sur la définition de chômage forcé. Inclura-t-elle les propriétaires qui ferment leurs portes par manque d'achalandage et de revenus? Ou est-ce une mesure qui concerne seulement les commerces qui se sont vu imposer des restrictions? Justine Martin attend des précisions du gouvernement fédéral à ce sujet.

Elle ajoute que les montants de l'assurance-emploi ne sont pas suffisants pour combler ses pertes commerciales. Ils pourraient l’aider à payer le loyer de son appartement, mais pas celui de sa pâtisserie au centre-ville. Chose certaine, la décision de fermer boutique ne sera pas facile à prendre.