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Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17, ICI Première.
Rattrapage du mardi 4 février 2020

Personnalité nord-ontarienne  :  Monique Beaudoin

Personnalité nord-ontarienne : Monique Beaudoin

Publié le 7 février 2020
Monique Beaudoin, photo prise dans un corridor
Monique BeaudoinPHOTO : Radio-Canada / Justine Cohendet

Monique Beaudoin travaille en promotion de la santé au Centre de santé communautaire de Sudbury, notamment avec des communautés marginalisées. Mais son parcours l'a aussi mené à travailler en observation des droits de la personne en périodes de guerres civiles en Amérique centrale.

Originaire de Mattawa, Monique Beaudoin a passé une partie de son enfance à Sault Ste. Marie, où elle a commencé ses études en psychologie et en sociologie avant de les terminer à Sudbury.

Après sa graduation de l’Université Laurentienne en 1985, elle a voulu vivre une expérience à l'étranger et s’est tournée vers la Brigade internationale pour la paix et ses missions au Guatemala et au Salvador.

J’avais vraiment le goût de sortir de ma zone de confort, d’éplucher toutes les couches de l’oignon que j’étais à cette époque, pour vraiment me connaître, mais aussi pour connaître le monde, explique-t-elle.

C’était du bénévolat en observation des droits de la personne et d’accompagnement de gens qui étaient menacés de mort en raison de leur engagement social et politique; un travail qui pouvait être dangereux par moments.

C’est sûr qu’il y a eu des moments où j’ai eu très, très peur, surtout au début. Mais ce n’était pas bien vu de taper sur les gens de l’extérieur, avance Monique.

Au fur et à mesure qu’on passe du temps dans ces contextes-là, on se rend compte que même si le soldat te pointe un AK-47 dans la face, que c’est juste pour le show. Tu deviens confortable à naviguer dans cette tension-là.

Après un an au Guatemala et un an au Salvador, le périple de Monique Beaudoin la mène vers Mexique où elle a rencontré le père de ses enfants. En 1994, elle s’installe au Chiapas avant le déclenchement de la guerre. Son conjoint travaillait à documenter ce qui se passait comme photographe, et elle comme journaliste.

Lui, il faisait beaucoup de photos dans les communautés autochtones depuis longtemps avant les tensions. Il documentait les luttes des Autochtones et des réfugiés au Mexique et en Amérique centrale, raconte-t-elle.

On travaillait ensemble. Lui, il faisait des photoreportages et moi, j’écrivais des textes pour les Brigades, pour le Voyageur, pour n’importe qui qui l’acceptait. Le but, c’était vraiment de faire connaître la vraie histoire de ce qui se passait là-bas.

Après trois ans au Mexique, Monique Beaudoin revient au bercail avec ses deux filles et poursuit les dossiers humanitaires, ici au Canada.

Une femme tenant une pancarte sur laquelle il est écrit « En solidarité avec les Premiers Peuples. »

Monique Beaudoin croit qu'il est primordial de poursuivre les efforts de réconciliation avec les Autochtones.

Gracieuseté Monique Beaudoin

À un moment donné, j’étais assis avec un ancien dans une communauté autochtone qui était contrôlée par les zapatistes, puis il me dit, “Toi, il faut que tu retournes chez toi, en t’assurant que chez toi, les choses ne se désintègrent pas. Parce que, quand vous vous avez un rhume, nous on a une pneumonie”.

D’ailleurs, elle revient au Canada pendant la crise d’Oka où elle passe au front et continue de rester engagée pour les droits des Premières Nations en participant à des manifestations et des efforts éducatifs, comme un groupe de lecture qui examinent des rapports qui concernent les Premières Nations.

En plus de ses efforts humanitaires, Monique Beaudoin est une passionnée du milieu des arts et de la culture, s’impliquant avec des organismes tel Myths & Mirrors et en participant régulièrement aux activités de la communauté francophone.

Les arts nous permettent de raconter des histoires d’une façon super humaine. Avec moi, c’est l’art engagé, qui oblige les gens à réfléchir par rapport à certaines situations, qui nous inspire à participer à d’autres tribunes où on peut jouer un rôle.