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Jonction 11-17, ICI Première.
Jonction 11-17, ICI Première.
Audio fil du jeudi 17 octobre 2019

Journée d’éveil au Trouble développemental du langage

Le trouble de développement du langage : un trouble commun et méconnu

Publié le 18 octobre 2019
Chantal Mayer-Crittenden au microphone de l'émission Jonction 11-17
Chantal Mayer-Crittenden, professeure agrégée à l’École d'orthophonie de l’Université LaurentiennePHOTO : Radio-Canada / Patrick Wright

On estime que 11 000 personnes seraient atteintes d'un trouble du développement du langage dans la région du Grand Sudbury.

C’est un trouble qui toucherait environ 7 % des enfants. Mais ce problème commun demeure assez méconnu.

La Journée d’éveil du trouble développemental du langage (ou TDL) a donc comme but de sensibiliser les gens afin de pouvoir diagnostiquer plus d’enfants affectés.

Pendant cette journée, les personnes dans les écoles sont encouragées à porter du mauve et du jaune pour sensibiliser. Plusieurs icônes seront aussi illuminées dans ces couleurs cette nuit, dont la tour CN et les chutes Niagara.

Chantal Mayer-Crittenden est professeure agrégée à l’École d’orthophonie de l’Université Laurentienne. Ses recherches portent sur des méthodes pour dépister le trouble développemental du langage dans les écoles élémentaires de la région.

Elle explique que le trouble développemental du langage, c’est un trouble qui affecte le niveau de l’expression verbale et la compréhension du langage, et ce, dans toutes les langues qu’une personne apprend.

Donc quelqu’un qui est bilingue va avoir de la difficulté tant en français, par exemple, qu’en anglais, précise Mme Mayer-Crittenden.

Les personnes affectées pourraient avoir des difficultés sociales et professionnelles s'il n’y a aucun traitement.

Dans ces cas, un orthophoniste pourrait aider l’élève à établir des stratégies pour bien maîtriser son apprentissage. Le grand défi, c’est plutôt de pouvoir diagnostiquer les personnes atteintes.

« Pour pouvoir travailler avec ces jeunes, il faut les identifier. On ne peut pas offrir un service à des jeunes qui n’ont pas le diagnostic. »

Le travail de Chantal Mayer-Crittenden consiste aussi à travailler avec les conseils scolaires de la région pour trouver des façons à identifier les jeunes qui pourraient être atteints d’un trouble développemental du langage.

Une grosse partie, c’est de sensibiliser les enseignants, les parents, ceux qui interviennent auprès de ces élèves-là, pour qu’ils voient les drapeaux rouges et qu’ils sachent les diriger vers un orthophoniste, explique-t-elle.

Elle travaille aussi à la production d’un balado nommé Parlé en balado qui a aussi comme but de sensibiliser les parents, les enseignants et tous ceux qui veulent mieux comprendre les troubles de communication.