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Des nouvelles du KRTB avec Jérome Lévesque-Boucher

Info réveil, ICI Première, Éric Gagnon
Audio fil du jeudi 31 janvier 2019

Des nouvelles du KRTB avec Jérome Lévesque-Boucher

L'économie circulaire a la cote au Kamouraska

Des mains tiennent des sous. Une plante y pousse.
Selon la coordonnatrice du projet d'économie circulaire à la SADC du Kamouraska, Émilie Dupont, de nombreuses entreprises de la région adhèrent à l'idée.PHOTO : Radio-Canada
Info réveil, ICI Première, Éric Gagnon
Info-réveilPublié le 31 janvier 2019

Un an après avoir reçu l'appui de Québec pour débuter sa transition vers l'économie circulaire, le Kamouraska adhère de plus en plus à l'idée. Selon Émilie Dupont, coordonnatrice du projet d'économie circulaire à la SADC du Kamouraska, de nombreuses entreprises de la région souhaitent minimiser leur production de déchets.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Selon RECYC-Québec, l'économie circulaire est un concept qui s'inscrit dans le cadre du développement durable. En somme, c'est le principe selon lequel le déchet d'une industrie ou d'un citoyen est revalorisé ou recyclé par une autre industrie ou un autre citoyen. Une telle économie fonctionne en boucle et se passe, à terme, de la notion de déchet.

Depuis un an, c'est la symbiose industrielle qui a le plus progressé au Kamouraska, selon Émilie Dupont. C'est un réseau d'entreprises, maillées entre elles, par des échanges de matières, d'énergie ou de ressources, explique la coordonnatrice au projet d'économie circulaire de la SADC du Kamouraska.

« On a presque 50 entreprises dans ce réseau-là. Jusqu'à maintenant, ça représente environ 140 tonnes de matières échangées et 62 tonnes de matières détournées des lieux d'enfouissement. »

—  Émilie Dupont, coordonnatrice au projet d'économie circulaire de la SADC du Kamouraska

Si certaines entreprises demeurent réticentes, Émilie Dupont affirme que celles qui ont adhéré au projet y font des économies monétaires et environnementales. En revalorisant certaines matières, ça permet notamment d'optimiser la main-d'œuvre en limitant la fabrication de nouveaux produits, dit-elle.

La ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, croit que le montant de 180 000 $ pourra faire une différence afin de soutenir la transition vers l'économie circulaire du Kamouraska.

Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

De nombreux projets à venir

Si le maillage entre les entreprises réjouit Émilie Dupont, elle affirme que le meilleur est à venir. Elle évoque notamment un travail sérieux de la SADC pour valoriser la réparation des produits. On a recensé les réparateurs en tous genres de notre territoire. Souvent, ce sont des gens qui cherchent de la relève. Ça représente une perte d'expertise si nous ne pouvons plus réparer les produits. Comme ça rejoint l'économie circulaire, on souhaite travailler là-dessus, souligne Mme Dupont en affirmant que des projets sont en préparation actuellement.

La SADC souhaite également accompagner les entreprises pour revoir leur modèle d'affaires. On veut favoriser la notion de performance d'usage dans leur approche, dit-elle.

« Le meilleur exemple de performance d'usage, c'est les pneus Michelin. Au lieu de vendre des pneus, ils vendent du kilométrage. Ainsi, l'entreprise a tout avantage à ce que le pneu - leur produit - soit le plus durable possible pour qu'il soit payant. On essaie de voir comment ça peut s'appliquer aux entreprises d'ici. »

—  Émilie Dupont, coordonnatrice au projet d'économie circulaire de la SADC du Kamouraska

La décontamination du bois fait également partie des approches privilégiées par la SADC pour la transition vers l'économie circulaire. On travaille actuellement avec Biopterre, en utilisant les mycotechnologies, pour identifier un champignon capable de décontaminer certains types de bois. Théoriquement, c'est possible de le faire, se réjouit Mme Dupont.

La revalorisation du verre ne tombe pas dans l'oubli. On démarre prochainement un partenariat avec Co-Éco. On a une entreprise [pour le revaloriser] en tête et on a aussi des entreprises sur le territoire qui génèrent du verre. En ayant un plus gros volume, on pourra le revaloriser. On pourra en dire davantage au cours des prochaines semaines, conclut la coordonnatrice.

Le prochain Sommet de l'économie circulaire du Kamouraska aura lieu le 18 juin 2019.