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Info réveil, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 4 mars 2021

Entrevue avec Guy Viel

Développement d'un nouvel appât pour la pêche au homard

Publié le 4 mars 2021
Des cages à homard et des bateaux à quai dans la lumière du soleil levant.
Port aux Îles-de-la-Madeleine, début de la saison de pêche aux homards (Archives)PHOTO : Comité de la Mise à l'eau

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) s'active sur une recherche afin de concevoir un nouvel appât pour le homard. Il s'agit d'un des treize projets qui recevront du financement du Fonds des pêches du Québec. On discute avec directeur général du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), Guy Viel.

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) se penche actuellement à la conception d'un nouvel appât pour l'industrie de la pêche du homard.

Traditionnellement, les pêcheurs utilisent du hareng ou du maquereau et chaque tonne de homard pêché nécessite l'utilisation d'une tonne d'appât. Or, la ressource diminue, ce qui entraîne une augmentation de son coût.

Le directeur général du CRBM, Guy Viel, indique que l'objectif de sa recherche vise une solution de rechange à l'utilisation du poisson.

« Les composantes qu'on retrouve dans le poisson utilisé pour les appâts, on peut les retrouver aussi dans d'autres organismes vivants. [Notre recherche] s'intéresse à des micro-organismes [...] qui ne sont pas modifiés génétiquement. On veut [les] concentrer et [les] mettre dans des appâts [afin] qu'ils puissent libérer les mêmes [...] substances [que] les appâts traditionnels. »

—  Guy Viel, directeur général du CRBM.

La première étape consiste à trouver une bonne combinaison de micro-organismes. Ensuite, cette mouture sera étudiée dans des viviers où il sera possible d'observer et consigner la réaction des homards. Si tout va bien, des pêcheurs pourront alors tester en mer le nouvel appât.

Mais, il y a aussi des contraintes, économique notamment. Selon Guy Viel, « l'appât doit respecter un tarif abordable, » un prix qu'il évalue devoir se trouver entre deux et quatre dollars du kilo.

La recherche d'une solution au menu traditionnel pour la pêche au homard dure depuis une vingtaine d'années. Les États-Unis ont certes conçu un appât synthétique, mais qui fonctionne mal en eaux froides.

Le CRBM a reçu 98 000 $ de Pêche et Océans Canada et du Fonds des pêches du Québec pour faire la recherche d'un nouvel appât.