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Déboulonner des statues : une opération qui a très peu à voir avec l’histoire

La statue de John A. MacDonald devant l'Assemblée législative de l'Ontario.
La statue de John A. MacDonald devant l'Assemblée législative de l'Ontario.PHOTO : Radio-Canada / Claudine Brulé
Publié le 16 août 2018

Samedi dernier, une statue de John A. Macdonald a été retirée à Victoria, et à Montréal, un comité se penchera sur le changement de nom de la rue Amherst. Deux mesures qui ont soulevé de nombreuses questions, mais qui diabolisent des personnages historiques, selon l'historien Frédéric Bastien.

Pour M. Bastien, des groupes militants sont responsables d’une certaine diabolisation de l’histoire du Canada. Ces groupes veulent criminaliser les personnages du passé, pour stimuler la honte et la culpabilité, pour faire passer [une ligne] diversitaire, affirme-t-il.

« On prend une figure, on la sort de son contexte et on lui applique des critères du 21e siècle pour la diaboliser. »

John A. Macdonald n’a pas été célébré pour ce qu’il a fait pour les Indiens. Ce n’est pas la raison pour laquelle on se souvient de lui. Il est le un des Pères de la Confédération, et c’est pour ça qu’on voit autant son nom, rappelle M. Bastien.

Quant à Amherst, il a une rue à son nom parce qu’il est le fondateur du Montréal anglophone, pas parce qu’il a voulu distribuer des couvertures infectées à la variole aux Amérindiens.

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