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Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du mardi 7 août 2018

Changements climatiques : État des lieux avec Alain Bourque du consortium Ouranos

Canicule : une situation qui n'étonne pas les spécialistes des changements climatiques

Publié le 7 août 2018
Des cheminées d'où on peut voir s'échapper de la fumée
Dans son dernier budget, le gouvernement canadien a annoncé qu'il investirait 49,4 millions de dollars sur 13 ans pour atteindre ses objectifs en matière de développement durable, fixés en 2015.PHOTO : Reuters / Peter Andrews

L'été 2018 aura été particulièrement chaud dans le sud du Québec, mais aussi un peu partout dans le monde. De nombreux records de chaleur ont été battus. Cette situation témoigne du dérèglement des systèmes climatiques, explique Alain Bourque, du Consortium Ouranos.

« En [ce qui a trait aux] changements climatiques, ça fait plus de 20 ans que l’on dit que ce genre d’événements est appelé à se produire plus souvent : de plus en plus de chaleur, de plus en plus de canicules, sur des périodes prolongées. Pour la plupart des spécialistes, il n'y a là rien de surprenant. »

Déjà en 2001, un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) évoquait des risques d’événements climatiques extrêmes comme des canicules, des feux de forêt, des sécheresses, etc.

Est-ce donc dire qu’avec les conditions météo observées cet été, une nouvelle norme s’installe? Alain Bourque précise : « Une fois que notre climat est déstabilisé, la norme est que tout va changer continuellement », dit-il.

Le spécialiste explique que ces dérèglements pourraient devenir incontrôlables si la terre gagnait deux degrés supplémentaires.

Une étude publiée lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences va en ce sens. Ce ne sont plus uniquement les événements extrêmes qui poseront problème, mais bien une combinaisons de changements dans l'environnement qui surviendront.

« De plus en plus, on va voir le système climatique s’emballer et ne plus être capable de retourner à une température normale de 14 degrés Celsius [...], et ce que tente de montrer cette étude est que la barre des deux degrés est le seuil à ne pas dépasser. »

Une hausse de deux degrés pourrait précipiter la terre dans une série de phénomènes de rétroaction provoquant, entre autres, la fonte d’une portion des glaces de l'Antarctique et la hausse du niveau des océans. Ces transformations seraient majeures et permanentes, note M. Bourque.