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Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du mardi 15 mai 2018

Triparentalité : Entrevue avec Me Sylvie Schirm, avocate en droit familial

Il y a urgence de reconnaître la pluriparentalité dans la loi

Publié le 15 mai 2018
Un groupe de trois parents devant un test de grossesse.
Un groupe de trois parents devant un test de grossesse.PHOTO : iStock

Il ne faut pas priver un enfant en situation de pluriparentalité d'être reconnu comme l'enfant de plus de deux parents, selon les cas, affirme Me Sylvie Schirm, avocate en droit familial et membre de la Commission citoyenne sur le droit de la famille.

« Pourquoi devrait-on priver un enfant de trois adultes qui veulent l'aimer, l'éduquer et s'en occuper parce que la loi ne veut pas le permettre? »

—  Me Sylvie Schirm, avocate en droit familial

Au Québec, le Code civil ne permet à un juge de ne reconnaître que deux parents pour un enfant, même si celui-ci est le résultat d’un projet parental de plusieurs personnes. Il y toujours quelqu’un qui est exclu sur papier, explique Me Schirm.

Elle concède que c’est une situation qui concerne une minorité, mais que ce ne devrait pas être un critère pour déterminer la validité de leurs demandes. « Peu importe la composition, ça reste une famille. »

Sylvie Schirm dénonce le manque de courage politique de vouloir changer les lois existantes et déplore le fait que le droit familial est considéré comme le parent pauvre.

Elle implore la société et les politiciens de trouver le courage d’entamer un débat sur les lois actuelles et les nouvelles réalités familiales pour que le droit québécois soit mis à jour.