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Cri du cœur des enseignants : Entrevue avec Josée Scalabrini, prés. de la FSE

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du lundi 26 mars 2018

Cri du cœur des enseignants : Entrevue avec Josée Scalabrini, prés. de la FSE

Les enseignants lancent un mouvement pour améliorer leurs conditions de travail

Des étudiants dans une classe lèvent la main pour poser une question au professeur.
Des enfants dans une écolePHOTO : Getty Images / lisegagne
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 26 mars 2018

Un regroupement de syndicats et d'enseignants du Québec lance un cri du coeur et met en place un mouvement baptisé Agissons pour les profs au Québec. L'objectif? Améliorer les conditions de travail des professeurs. Explications de Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement.

Épuisement professionnel grandissant, tâches de plus en plus lourdes et complexes, classes déséquilibrées, hausse de la violence; les enseignants décrivent leur réalité, mais certains se sentent muselés.

« Les professeurs nous ont interpellés. Beaucoup de jeunes enseignants décrivaient ce qu’ils vivaient en classe, leur précarité et les situations auxquelles ils étaient confrontés régulièrement. Ils ont été questionnés par leur direction d’école et se sont fait rappeler leur devoir de loyauté. »

— Une citation de  Josée Scalabrini

La Fédération des syndicats de l’enseignement a donc opté pour faire une sortie publique en créant le mouvement Agissons pour les profs au Québec.

« On a un beau système, mais nos gens sont épuisés parce qu’ils tiennent ce système à bout de bras depuis des années », explique Mme Scalabrini.

Josée Scalabrini croit que le problème n’est pas celui de la formation des enseignants ou encore l’absence d’un ordre professionnel.

« Le vrai débat, c’est qu’il y a eu des coupes de plus de 1milliard de dollars dans le réseau, et les enseignants ont perdu de leur autonomie. Peut-on leur dire qu’on les apprécie? Que l’on comprend qu’ils portent l’éducation à bout de bras? Qu’ils sont devenus des exécutants, plutôt que des gens pouvant aider à trouver des solutions? » demande Mme Scalabrini.

Josée Scalabrini ajoute que les enseignants en ont assez de la structure bureaucratique du réseau. Elle demande au ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, de prendre un temps d’arrêt et de discuter. « Prenons le temps de nous parler avant d’aller encore vers des modifications où les enseignants ne sont pas associés aux autres partenaires du système d’éducation », conclut-elle.