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Entrevue avec Kathleen Salvail, cofondatrice de la Coalition autisme Québec

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du mercredi 14 février 2018

Entrevue avec Kathleen Salvail, cofondatrice de la Coalition autisme Québec

Des parents d’enfants autistes tannés d’attendre pour des services

Autisme
Enfant autistePHOTO : Radio-Canada
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 14 février 2018

Près d'un an après l'annonce d'un plan d'action de 29 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer les parents d'enfants autistes, des centaines d'enfants patientent toujours pour obtenir des services spécialisés.

Pour bien des parents, la situation est intenable. C’est notamment le cas pour Samuel Khün. Ce père de jumelles autistes s’est promis de manifester tous les jours devant le bureau de la ministre Lucie Charlebois tant et aussi longtemps qu’il n’aurait pas de réponse (Nouvelle fenêtre).

« M. Khün a été sur une liste d’attente. Et il y a eu des problèmes bureaucratiques. L’an passé, on l’a aidé à faire connaître son histoire. On ne comprenait pas pourquoi une de ses jumelles avait des services et pas l’autre », explique Kathleen Salvail, cofondatrice de la Coalition autisme Québec.

Mme Salvail explique que le plan de la ministre Charlebois est de diminuer les listes d’attente pour obtenir des diagnostics.

« Normalement, on attend deux ans avant d’avoir un diagnostic. Le parent est dans le doute pendant deux ans à savoir si son enfant est autiste ou non. Une fois qu’il a le diagnostic en main, il y a une autre liste pour obtenir des services. L’attente dépend des régions, mais dans les Laurentides, ça oscille entre un an et demi et deux ans. »

— Une citation de  Kathleen Salvail

L’importance du diagnostic

Kathleen Salvail souligne l’importance d’obtenir un diagnostic tôt dans la vie de l’enfant, notamment pour obtenir un suivi en orthophonie. « Il y a des cas plus difficiles que d’autres. Les enfants autistes sont non verbaux à un très jeune âge. Ils ne parlent pas, et ce problème de communication peut amener d’autres problèmes », dit-elle.

Elle souligne que l’autisme ne disparaît pas, mais qu’il y a des moyens pour apaiser les traits de ce trouble.

« Avec la thérapie, on les aide et on les outille. À mon avis, c’est la solution. Il faut les outiller pour qu’ils puissent gérer leur vie à long terme. »

— Une citation de  Kathleen Salvail

S’il n’y a pas de suivi dès le départ, les parents risquent de voir leur enfant développer des troubles de comportements, conclut Mme Salvail.