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Excuses envers la communauté LGBTQ2 : Entrevue avec Martine Roy

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du mardi 28 novembre 2017

Excuses envers la communauté LGBTQ2 : Entrevue avec Martine Roy

Les excuses d’Ottawa sont les bienvenues à propos de la purge LGBTQ+

Drapeau au couleurs de LGBT et une personne en ombre chinoise
Justin Trudeau présentera mardi des excuses officielles aux homosexuels qui ont été victimes de purges entre 1969 et 1992.PHOTO : La Presse canadienne / Canadian Press
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 28 novembre 2017

Les excuses qu'Ottawa s'apprête à formuler à la communauté LGBTQ+, mardi, mettront un baume sur ce qu'a vécu Martine Roy, ancienne assistante médicale militaire expulsée de l'armée en 1984 en raison de son orientation sexuelle.

« Ça va faire du bien à tout le monde. Ça a touché plein de gens, pas seulement les victimes, mais aussi les familles. On admet avoir fait une purge contre les LGBT+. Aujourd’hui, on s’en excuse. [...] Ce sont des excuses faites avec de bonnes intentions. »

— Une citation de  Martine Roy

Comme dans un film

Le calvaire de Martine Roy a débuté dans les années 80. Jeune recrue militaire, elle raconte avoir été convoquée et interrogée.

« On venait nous chercher en plein exercice. On se fait transporter en voiture sans savoir pourquoi, un peu comme dans les films. C’était très intimidant pour quelqu’un qui a 20 ans. On se faisait interroger dans le détail, sur des choses qui n’ont rien à voir avec les compétences. »

— Une citation de  Martine Roy

Elle a ensuite dû rencontrer un psychiatre pour voir « si elle était normale ou anormale ». Elle est ensuite retournée à ses occupations sans savoir ce qui pouvait lui arriver.

« Le 14 décembre 1984, j’ai été remerciée parce que j’étais une déviante sexuelle, homosexuelle. Je faisais partie [des contrevenants à] une loi qui est la même que celle contre la bestialité, le viol et l’inceste. J’avais neuf jours pour quitter l’armée. »

— Une citation de  Martine Roy

Martine Roy n’est pas la seule à avoir subi cette humiliation.

« On est beaucoup. La purge a duré 33 ans, de 1959 à 1992. Ça m’a pris 10 ans à m’en remettre. Je suis tombée dans la drogue. Mon taux d’estime était à zéro », conclut Martine Roy.