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Entrevue avec Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du jeudi 24 août 2017

Entrevue avec Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Visage couvert dans l'espace public : le Québec doit avoir une discussion franche, selon le PQ

Jean-François Lisée
Le chef du PQ, Jean-François LiséePHOTO : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 24 août 2017

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, est d'avis qu'un réel débat doit être tenu au Québec pour statuer si l'État doit permettre ou non à un citoyen d'avoir le visage couvert dans l'espace public.

Plus tôt cette semaine, Régis Labeaume a associé le port du niqab et de la burqa à une cagoule revêtue lors d’une manifestation. Par ses propos, le maire de Québec aborde deux problèmes différents, selon Jean-François Lisée.

« [Avoir le visage couvert], c’est à la fois un refus de prise de contact et [un manque] de civilité. Dans le cas du niqab et de la burqa, c’est un symbole religieux d’oppression extrême des femmes qui heurte notre sensibilité sur l’égalité des hommes et des femmes. »

—  Jean-François Lisée

M. Lisée considère, en outre, que le port d’un masque dans une manifestation est synonyme de mauvaises intentions.

« En ce sens, je suis d’accord avec M. Labeaume. Dans une société avancée où l'on se parle, où l'on se voit et où l'on n’a pas de mauvaises intentions, la question de savoir si l'on doit réglementer le visage couvert dans l’espace public est une vraie question. »

—  Jean-François Lisée

Le chef du PQ propose la création d’un comité d’experts. Celui-ci analyserait la décision des pays européens qui ont réglementé sur la question du visage couvert.

Migrants
En conférence de presse, mercredi, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a précisé certains faits concernant la venue de migrants en sol canadien, tout en ajoutant que les demandeurs d’asile pourraient obtenir plus rapidement des permis de travail.

Jean-François Lisée se dit insatisfait de ce nouveau message, qu’il qualifie de « déclaration d’intentions ».
Il soutient que le gouvernement devrait dire clairement aux migrants que s’ils sont incapables de démontrer que leur sécurité est en danger, ils seront refoulés à leur arrivée au Canada.