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Analyse de Mira Kamdar, éditorialiste pour le New York Times à Paris

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du jeudi 3 août 2017

Analyse de Mira Kamdar, éditorialiste pour le New York Times à Paris

Le réchauffement climatique pourrait rendre l’Asie du Sud inhabitable d’ici la fin du siècle

Thermomètre
Des températures entraînant des records de chaleurPHOTO : iStock
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 3 août 2017

Une partie importante de l'Asie du Sud pourrait devenir inhabitable en raison du réchauffement climatique d'ici la fin du siècle, révèle une étude publiée dans la revue scientifique Science Advances (Nouvelle fenêtre). Mira Kamdar, éditorialiste aux affaires internationales pour le New York Times à Paris, auteure et spécialiste de l'Inde, en discute au micro de l'animateur Philippe Desrosiers.

Des vagues de chaleur et d’humidité extrême dans le nord de l'Inde, du Bangladesh et du sud du Pakistan pourraient devenir mortelles, selon l’étude.

Ce scénario apocalyptique s’explique par la présence d’importants fleuves qui traversent la région. Jumelée à l’augmentation des températures, cette masse d’eau générera une hausse des températures très humides qui seraient invivables, ajoute l’éditorialiste.

« Le corps se protège des hautes chaleurs par la transpiration, mais si l’atmosphère est trop humide, la transpiration ne peut pas s’évaporer et le corps ne peut donc pas garder la température à un niveau vivable. »

— Une citation de  Mira Kamdar, éditorialiste

Cette situation pourrait également avoir des conséquences désastreuses sur l’agriculture qui sert à nourrir une population de plus de 1,3 milliard de personnes, seulement en Inde, souligne Mira Kamdar.

Et si l’Asie du Sud devenait effectivement inhabitable, il faudrait également faire face à une importante vague de migration d’une centaine de millions d’habitants venus de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh qui « se mettraient en marche pour se sauver la peau littéralement », affirme-t-elle.

La situation n’est toutefois pas inévitable, ajoute Mira Kamdar. « Si on se met d’accord pour limiter l’augmentation des températures à 2 °C, comme c'était le but de l’Accord de Paris, il n’y aurait que 2 % des personnes menacées par ces vagues de chaleur », précise-t-elle.