Le ministre Simon Jolin-Barrette est clair : la clause Montréal, c'est non. La position du gouvernement est ferme sur les fondements de base du projet de loi sur le port des signes religieux, et il sera ferme également sur son application. Le ministre attend tout de même les suggestions des partis d'opposition et des opposants à son projet.
« Je suis ouvert à la collaboration, et c’est pourquoi j’ai rencontré les porte-parole des partis d'opposition avant le dépôt du projet de loi pour leur dire que j’allais les écouter en commission parlementaire », indique Simon Jolin-Barrette.
Le leader parlementaire du gouvernement ajoute que son projet de loi est équilibré, alors que d’autres formations politiques sont allées trop loin, et d’autres, pas assez. « On a trouvé le juste milieu entre les droits collectifs et les libertés individuelles », dit-il.
Simon Jolin-Barrette est également convaincu que son projet de loi vient corriger les lacunes du projet de loi 62 du Parti libéral qui était, selon lui, inapplicable.
Concernant l’opposition à la position de son gouvernement sur le port de signes religieux, le ministre de l’Immigration n’entend pas imposer de sanctions aux contrevenants, mais indique que les pouvoirs publics ont la responsabilité d’appliquer les lois qui sont votées par le Parlement.
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