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Les influenceurs : Nicolas Duvernois

Gravel le matin, ICI Première.
Audio fil du mardi 20 février 2018

Les influenceurs : Nicolas Duvernois

Après le rêve américain, le rêve européen

Nicoals Duvernois, pdg de l'entreprise Pur Vodka.
Nicoals Duvernois, pdg de l'entreprise Pur Vodka.PHOTO : Pur Vodka
Gravel le matin, ICI Première.
Gravel le matinPublié le 20 février 2018

Nicolas Duvernois, président-directeur général de Pur Vodka et président de la Jeune Chambre de commerce de Montréal (JCCM), pense que les gens d'affaires canadiens gagneraient à « bouder » le marché américain pour se tourner plutôt vers l'Europe.­

À l’heure où la bourse américaine fait sentir sa fragilité, que le protectionnisme refait surface et que l’instabilité sociale alimente les incertitudes, les États-Unis ne forment plus le marché de prédilection qu’il a déjà été pour le Canada, croit l’homme d’affaires Nicolas Duvernois.

« Je crois qu’on avait le nez collé à l’arbre. C’est facile, les États-Unis, pour un Canadien », pense l'entrepreneur.

Un marché européen plus près de nous

Le président-directeur général de Pur Vodka soutient toutefois que la facilité n’est pas toujours le bon pari à prendre. Pour lui, le marché européen forme le nouveau rêve américain.

« [Au Québec], c’est cool de boire une bière belge alors qu’il y a d’excellentes microbrasseries ici. En France, c’est la même chose. Boire un vin non français commence à être une mode », illustre-t-il.

À l’instar de nos voisins du sud, « plus méthodiques », selon Duvernois, l’Europe présente une bureaucratie avec de vieilles règles qui peuvent parfois s’avérer lourdes, reconnaît-il. Le président de la JCCM pense toutefois que l’Europe est sous-estimée, et qu’il s’agit plutôt d’un « bordel organisé » qui est en train de changer. « [Les Québécois] sont beaucoup plus proches des Latins que des Anglo-Saxons », pense-t-il.

« Le consommateur est beaucoup plus à l’affût de produits de qualité que de quantité, en Europe », ajoute Nicolas Duvernois, énumérant des produits québécois qui ont actuellement beaucoup de succès en France.

Une bonne image internationale

L’image bonifiée dont le Canada bénéficie en ce moment incite les gens d’affaires à miser sur des produits canadiens, estime l’homme d’affaires.

Le récent accord de libre-échange avec l’Union européenne y est aussi pour beaucoup, selon M. Duvernois : « Tout de suite, le réflexe, c’est de dire "Ah oui, le Canada, ça va être plus simple!" »